‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 199 sur 326 · NUIT DU 18 AU 19 JANVIER · texte numérisé non relu

NUIT DU 18 AU 19 JANVIER

Là colonne Ducrot. — La colonne Bellemare. — La colonne Vinoy. Fatigue des troupes.

La nuit est sombre. Il pleut. Sur plusieurs points, notamment dans Tavenue de Neuilly, les troupes sont retardées par Texiguïté des passages ménagés au travers des barricades qui encombrent les voies*.

La division Courty, qui part de Puteaux, ne rencontre aucune difficulté spéciale. Quant à celle du général de Beaufort, elle se met en route à 4 heures et demie pour aller du rond-point de Courbevoie vers la Briqueterie, où elle doit être à 6 heures. Mais une barricade forme défilé et ralentit sa marche au point qu'elle dégage le rond-point vers 5 heures et demie seulement. Elle arrête ainsi la division Berthaut, partie à 2 heures d'Asnières et arrivée vers 4 heures à Courbevoie, malgré T encombrement d'Asnières par Tartillerie de la division Faron. Deux de ses régiments ont dû défiler homme par homme.

La brigade Miribal marche en tête. Après un temps d'arrêt, elle réussit à se mettre en route avant la brigade Fournès, de la colonne du centre, et se dirige sur le rond-point. Mais Fournès s'ébranle à son tour et coupe le régiment des mobiles du Loiret, qui est obligé de s'arrêter. Les autres troupes se massent à la sortie de Courbevoie, attendant impatiemment qu'un passage soit libre. Toute la brigade Tournés, puis celle du général Colonieu défilent ainsi devant la division Berthaut, qui s'est peu à peu rassemblée aux abords du rondpoint. La brigade Valentin, les vingt batteries de la gauche et du centre doivent encore passer avant elle.

Page 1