‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 200 sur 326 · Vinoy, p. 403; Trochu, Œuvres posthumes, tome I", p · texte numérisé non relu

Vinoy, p. 403; Trochu, Œuvres posthumes, tome I", p

Berthaut finit par se jeter à droite sur la route dePontoise, traverse la voie ferrée et suit le chemin de Nanterre, où il arrive à 9 heures seulement. De là il gagne Rueil, puis ses positions, non sans un retard de 4 heures environ*. De même, après avoir été arrêtée par le reste de la division au sortir d'Asnières, son artillerie a débouché vers la droite. Elle passe au moulin des Bruyères, à La Garenne, derrière la redoute de La Folie, arrive à Nanterre vers 7 heures et demie et reçoit l'ordre d'y attendre des instructions*, au lieu de continuer vers Rueil, ce qu'elle pourrait faire, puisqu'elle n'a personne devant elle.

Quant à la division Faron, elle s'est massée avant le jour au sud de la ligne de Versailles, à cheval sur la route de Bezons. Elle commence à marcher sur Nanterre, mais les troupes de Berthaut et de Susbielle sont encore arrêtées. Comme elle doit leur servir de réserve, elle attend la fin de leur écoulement et ne se met en marche que vers 9 heures'.

Enfin, Susbielle est fort retardé lui aussi. Il vient de Clichy et doit traverser la Seine au pont du chemin de fer d'Asnîères. Les trois batteries de la division Faron se sont mises en marche avant lui. Sur le pont, elles longent la voie ferrée, que suivent à ce moment des trains de troupes. « Canons et voitures marchent à côté des wagons en mouvement. . . Le sifflet des locomotives, le bruit des trains effrayent les chevaux ; ils se traversent, se cabrent ; quelques-uns se jettent par-dessus le parapet*. »

Un pareil désordre rend très lent le défilé des trois batteries. Vers 5 heures seulement, la division Susbielle s'engage sur les rampes du pont, déjà défoncées par le passage de l'artillerie. Sa tête débouche d'Asnières, quand, de nouveau,

1. HUiorique de la division Berthaut, Dacrot, tome IV, p. 425.

Page 1