‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 201 sur 326 · Historique de la division Faron, Ducrot, tome IV, p · texte numérisé non relu

Historique de la division Faron, Ducrot, tome IV, p

4. Ducrot, tome IV, p. 96. — La division Courly et la brigade La Mariouée (division Faron) passent le pont d^Asniéres, dans la soirée du 18, et arrivent de 9 à 11 heures du soir à Puteaux et à la station de Courbe voie.

La brigade Lespiau (2" de la division Faron), embarquée, entre ii heures et minuit, à la gare de Pantin, passe le pont entre 3 et 5 heures.

elle est arrêtée par les troupes de Berthaut, massées dans la direction de Courbe voie. Sa brigade de queue a tenté de suivre la Seine à Touest pour passer au pont de Neuilly, mais Tencombrement y est « effroyable » et la division reste ainsi, coupée en deux par le fleuve. Ses premières fractions atteindront Nanterre seulement à 10 heures et demie du matin. La division Faron, qui la suit, n'y arrivera qu'une heure plus tard.

Les troupes du général deBellemare éprouvent des retards moindres, mais néanmoins très sensibles. La barricade des Bergères, qui obstrue presque entièrement la route, rend leur défilé très lent. Elles ne sont à La Fouilleuse qu'entre 7 heures et demie et 9 heures. Derrière elles, sur l'avenue de Courbevoie, la cohue est inextricable : les bas-côtés sont couverts d'infanterie, et la chaussée d'artillerie. Les brigades Foumès, Colonieu, Valentin, les vingt batteries du centre et de gauche sont là, entassées dans un étroit espace. Les régiments de garde nationale qui ont passé la nuit sur l'avenue, ahuris par cet immense désordre, ne sachant à qui obéir, où aller, ajoutent au désarroi général \

A Test de la Seine, la confusion n'est pas moindre, toujours faute des précautions les plus simples. Le débouché du pont de NeuîUy est fermé par une barricade qui laisse à peine passer une voiture. Le défilé est d'une extrême lenteur. Sur le pont, une foule de cavaliers et de piétons « ne formant qu'un bloc, une masse impénétrable». De même dans les rues avoisinantes, sur l'avenue de Neuilly. Des gardes nationaux débandés, mourant de faim, las de piétiner sur place pendant des heures, prennent d'assaut des restaurants, des cabarets*. Une longue file de voitures d'ambulances débouche au galop , et 'le général Hanrîon , qui attend sur

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