BATAILLE DE BUZENVAL. — ATTAQUE DE VINGT
Le signal est donné. — Répartition des Allemands. — Prise de la redoute de Montretout. Combat dans Saint-Cloud.
Le signal doit être^donné du Mont-Valérien à 6 heures et demie ^, mais le commandant du fort, colonel de Lochner, ne voyant pas arriver le général Trochu, croit devoir attendre. Enfin, à 7 heures, il juge ne pouvoir diflférer davantage. A peine son ordre a-t-il été exécuté', que le gouverneur entre dans la forteresse. On lui remet une laconique dépêche de Ducrot, datée du moulin des Gibets : « Les colonnes ne sont pas là ; j'attends. » — C'est beaucoup de philosophie.
Aussitôt Trochu envoie un officier d'ordonnance, le commandant de Lemud, avec mission d'arrêter le général Noël, qui a commencé son mouvement oflFensîf. Il en avertit Ducrot, en l'invitant à accélérer son déploiement. Il fera donner un nouveau signal dans une heure *. Il est 7 heures un quart. Notre attaque débute par un contre-ordre s'ajoutant aux précédents. On ne saurait être moins heureux.
Comme il était à prévoir, M. de Lemud ne peut arriver à temps. Déjà les colonnes de Noël sont fortement engagées et il faut envoyer au général de Bellemare l'ordre d'appuyer leur attaque, dès qu'il pourra disposer d'une brigade. C'est le « décousu » qui continue, en s'aggravant.
Du côté des Allemands, le V* corps a deux brigades en