‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 215 sur 326 · ARRÊT DE NOTRE OFFENSIVE · texte numérisé non relu

ARRÊT DE NOTRE OFFENSIVE

Situation de Vinoy. — Le combat à la porte de Longboyau. — Offensive des Allemands. Le combat vers La Malmaison. — Nouvelle offensive de l'ennemi au centre.

A droite, en avant de Rueil, nous restons inactifs, sans raison sérieuse. Au centre, Beliemare a engagé toute son infanterie. L'artillerie, en position vers La Fouilleuse, ne lui est d'aucune utilité. La colonne de gauche a cessé de gagner du terrain et c'est avec peine qu'elle garde le terrain conquis. Il est 1 heure ; le gouverneur juge à propos d'inviter Vinoy à appuyer énergiquement Beliemare avec son canon et ses troupes disponibles. « Le général Ducrot, qui est à la droite avec peu de monde, souflFre beaucoup. Si vous aidez Beliemare, Beliemare pourra aider Ducrot^ »

Mais la situation de Vinoy est assez difficile. Pas plus que Beliemare, il n'a pu jusqu'alors porter son artillerie sur les hauteurs de Montretout. La redoute est en butte au feu vif des Prussiens; de ses défenseurs, tapis contre les talus ou dans les casemates, aucun ne fait le coup de feu '.

Pourtant quatre pièces reçoivent l'ordre de s'y porter. Malgré les efforts du commandant Tardif de Moidrey, il est impossible d'y réussir. L'un des canons glisse et culbute dans le fossé ; deux autres s'embourbent au point de ne pouvoir démarrer ; un quatrième est mis en batterie à l'ouest ; au troisième coup, il est renversé par un obus*. A 3 heures, le général Guillemaut, envoyé dans la redoute pour la retourner, télégraphie que le feu de Pennemî et surtout le mauvais état des chemins empêchent d'y installer de l'artillerie. « Si on

1. Télégramme reproduit par Ducrol, tome IV, p. 128, et par Viaoy, p. 407. — Dùcrot a autant et plus « de monde » que Beliemare et Vinoy. Il n'a engagé ni la division Susbielle, ni bonne partie de la division Faron.

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