‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 220 sur 326 · LA RETRAITE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE

Désordre général. — La retraite ordonnée. — La débandade. — Retraite de Ducrot. Le combat dans Saint-Cloud. — Prise de Lareinty par les Prussiens.

La nuit est tombée. Nous tenons encore une grande partie du champ de bataille , « mais la plus indicible confusion règne à la gauche et au centre. . . Toutes les troupes sont mêlées. Gardes nationaux, mobiles, soldats de la ligne, dans un désordre inextricable , se trouvent à quelques pas des Prussiens. . . Les deux lignes sont si rapprochées, qu'un de nos oflSciers est enlevé presque au milieu de son bataillon * » .

Le général Trochu s'est vainement prodigué en conduisant trois fois à Tennemî de nouvelles troupes. Il juge qu'il n'y a plus rien à leur demander, après une journée de combat et une nuit sans sommeil. Des gardes nationaux, beaucoup se sont héroïquement comportés, comme le marquis de Coriolis, qui s'est fait tuer, le sac au dos, malgré ses soixantedix ans, comme le peintre de la Salomé et i^Une Exécution à Grenade, Henri Regnault, D'autres c ahuris » , par l'imprévu de'la situation, sont une gêne plutôt qu'une force. Les chefs de corps, consultés, ne cachent pas leurs craintes. Ils redoutent la nuit, et le général Trochu pense comme eux.

Il donne Tordre (5** 45) d'abandonner nos positions de gauche. La brigade Noël couvrira le mouvement*. Mais, à peine les premières dispositions prises , « la débâcle commence » autour de La Fouiileuse, dans la nuit noire. « Sur

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