‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 221 sur 326 · Ducrot, tome IV, p · texte numérisé non relu

Ducrot, tome IV, p

2. Ducrot, tome IV, p. 144; Vinoy, p. 4i5; Trochu, Œuvres posthumes, tome I«r, p. 536.

toutes les pentes, des mobiles, débandés, déchargeât leurs armes en Pair, et, fuyant le champ de bataille, poussent, sans interruption, ce cri honteux : « la paix ! la paix ^ ! » Le long de la route qui conduit vers Paris, Tencombrement est effroyable; camions, omnibus, fourgons, tapissières, voitures d'ambulance s'enchevêtrent, « forment comme une longue et impénétrable baiTÎcade contre laquelle se heurtent des flot» pressés d'hommes et de chevaux » . Si l'ennemi reprenait son attaque, le désastre serait immense. Heureusement il n'en est rien*.

Enfin, vers 8 heures, la cohue est moindre ; la Briqueterie et ses abords sont dégagés en partie ; l'artillerie de la gauche et du centre vient s'y masser. Les troupes de première ligne se retirent sous la protection des brigades Noël, Pistouley et Hanrion, mais la confusion est si grande qu'^n oublie les bataillons qui occupent, dans Saint-Cloud, les villas de Béam, Armengaud et Zimmermann.

A droite, Ducrot se prépare, dît-il, à recommencer l'action dans la matinée suivante, quand il reçoit une dépêche de Trochu prescrivant la retraite'. Tout en exprimant un étonnement peut-être exagéré, il exécute l'ordre du gouverneur, après s'être concerté avec le général de Bellemare, pour

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