‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 222 sur 326 · A. Ballue, p · texte numérisé non relu

A. Ballue, p

2. Ducrot, tome IV, p. 146; Vinoy, p.4i6; Viollet-le-Duc, p. 48; A. Ballue, p. 181; Amb. Rendu, p. 818; d'Hérisson, p. 816.

8. «Vu Textréme désordre des troupes, je suis obligé d'ordonner la retraite. »

Ducrot répond : « Je ne sais de quel désordre vous voulez parler. Nous occupons toutes les positions conquises dans la journée et nos troupes sont dan» un ordre parfait. Nous tiendrons aussi longtemps que vous le voudrez, s

D'après le rapport de Ducrot en date du si janvier, sa situation « serait devenue fort critique » au malin du 20.

Le soir du 19, les brigades Colonieu et Valentin sont dans le parc de Buzenval, face à la Bergerie et au haras; la division Berthaut, face au mur de Longboyau et au parc de Bois-Préau.

Les 136S iiQo de ligne, francs-tireurs de la division Bellemare et le I09«ba-' taillon de la garde nationale ont leurs grand'gardes dans la partie haute du parc de Buzenval; les francs-tireurs de la division Berthaut, le 119* de ligne, deux bataillons de la Seine-Inférieure, les mobiles de la Seine ont les leurs devant le mur de Longboyau.

Le reste est dans le parc ou près du château.- La division Susbieilo se tient = de Bois-Préau i la gare de Rueil (Ducrot, tome IV; p. 148).

éviter un croisement de colonne \ Pourquoi n'avoir pas pris la même initiative la nuit précédente !

Un rideau de tirailleurs demeure face à l'ennemi; on afifecte à chaque fraction des guides pris parmi les éclaireurs du capitaine de La Rochethulon, qui connaissent très bien le terrain. Puis la retraite commence « dans le plus grand ordre » , pour la division Susbielle vers 10 heures du soir, pour celles des généraux Berthaut et Faron, à minuit. En arrière des grand'gardes laissées dans le parc de Buzenval, le 42* de ligne et les francs-tireurs de la division Faron, appuyés par deux mitrailleuses, garnissent les tranchées de la maison Brûlée.*.

Quant aux brigades Colonieu et Valentin , elles opèrent de même, à l'abri d'un rideau laissé devant la Bergerie (entre 11 heures et minuit). C'est vers 2 heures seulement que les avant-postes sont repliés. Les Allemands n'ont point remarqué cette retraite, bien que toute la position de notre droite soit prise par eux de flanc, presque à revers, et que la nuit soit sereine*. Le matin du 20 janvier, leurs patrouilles annoncent Tévacuation du parc de Buzenval; jusque vers midi, le brouillard, qui a reparu avec le jour, leur cache la marche de nos longues colonnes sur Paris*.

Pendant que notre droite se retire ainsi, sans pertes, Ten-

1. Le gouverneur confirme à i''20 du matin l'ordre de la retraite par le télégramme suivant, adressé à Ducrot et à Bellemare :

c C'est à gauche où je m'étais porté que la retraite a été désordonnée. Noël a déclaré que Montretout n'était pas tenable, et l'évacuation des positions s'est faite, après la nuit, dans la confusion. Il y a là encore en ce moment beaucoup d'artillerie et de voilures embourbées dans les chemins devenus impraticables.

« Faites voire retraite cette nuit. Je souhaite que les tranchées en avant de la forteresse et celles de la Maison-Brûlée soient tenues demain matin. A gauche, il y a une brigade de Courly qui n'a pas élé engagée; je Tal laissée autour de la Briqueterie, protégeant l'artillerie que j'ai là » (Ducrot, tome IV, p. 148 et 425.)

2. Ducrot, tome IV, p. 160; Historiques des divisions Berthaut et Faron, ibidem, p. 428, 432.

8. « A une heure, la lune s'étant levée, la retraite s'acheva dans de meilleures conditions; la gelée reprit, et, au temps brumeux et tiède de la journée succéda aussitôt une nuit claire et froide. » (Vinoy, p. 418.)

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