Ducrot, tome IV, p
s. Voir plus haut, p. 243, note 3.
se complaire à faire et défaire des corps d'armée, des divisions, des brigades. Quelle solidité pouvait être celle de formations ainsi improvisées, remaniées à tout instant? Comment auraient-elles possédé une certaine cohésion, alors que leur composition changeait constamment, que Tartillerie restait, le plus souvent, à Técart de Tinfanterie, que la garde nationale entrait dans les différentes unités suivant des proportions variables et pour une durée toujours limitée ? Avant cette journée, ceux de ses bataillons qui combattirent à Buzenval n'avaient jamais été en contact avec les généraux appelés à les diriger. Le commandement était mal assuré, parce qu'on n'avait pas songé sérieusement à constituer des troupes d'opérations, pourvues en permanence de leurs éléments essentiels. A force de remaniements, on aboutissait à une entière dislocation. La faute première en revient au général Trochu et à son entourage militaire, qui fut pour une grande part dans ses insuccès.
La présence de la garde nationale contribua-t-elle à notre défaite, comme l'assure Ducrot * ? Est-il exact qu'elle ait été, « partout et toujours, non seulement un embarras, mais une cause de désorganisation, de faiblesse*. . . » Des témoignages oculaires, assurément dignes de considération, indiqueraient le contraire. Si certains bataillons de Paris montrèrent de « l'ahurissement » , suivant l'expression de Trochu, d'autres se battirent vaillamment. Il suffit de s'en rapporter à l'historique de la division Faron', à ce qu'écrivent, parmi d'autres, les généraux Trochu et Vinoy*, surtout au tableau des pertes le 19 janvier ^ D'après l'ancien gouverneur de Paris,