État-major prussien, tome IV, p
5. État-major prussien, tome IV, p. 1171 : les n«' 21 à 32, renforcées ensuite de la batterie 33. Elles furent construites du 4 au 19 janvier et armées du 16 au 22; 10 compagnies d'artillerie de forteresse vinrent de Mézières ea renfort. Des 81 pièces en batterie, le 21 janvier, il tirent sur La Briche, 28 contre la Double-Couronne, 13 sur le fort de l'Est. Voir nos Annexes.
nons sont prêts à ouvrir le feu contre les ouvrages de Saint- Denis. A 9 heures du matin % ce nouveau bombardement commence. Nous avons là 143 pièces rayées de gros calibre qui répondent d'abord avec vigueur. Mais nos postes avancés mettent une hâte regrettable à évacuer Villetaneùse, puis le Temps-Perdu, que l'ennemi occupe aussitôt. Les forts d'Anbervilliers et de l'Est, les moins exposés, souffrent peu. Le 27 janvier, ils sont presque intacts '.
La Double-Couronne n'est pas un fort, mais une ligne de fortifications ouverte à la gorge et couvrant la ville de Saint- Denis. Elle est battue de front par les batteries de la Butte- Pinçon et de Pierrôfitte, tandis que ses courtines sont enfilées à l'est par celles de Stains et du Bourget, à l'ouest par celles d'EnghieUj d'Epinai, de Montmorency. Le bombardement y est des plus vifs. Le 22, il tombe trois obus par minute. L'un d'eux défonce un abri et blesse 13 hommes du 135'. Le 23, le fort reçoit 4,000 projectiles; ses pertes sont pourtant faibles : 6 tués ou blessés, dont 3 officiers. Le 24, 2 pièces de marine sont mises hors de service. Comme le fort de l'Est, la Double-Couronne ne répond plus que par salves isolées'^.
Le fort de La Briche souffre encore davantage, parce qu'il est en butte à un tir enveloppant. Le 22, il reçoit 800 obus ; son pont'levis est endommagé. Le lendemain, trois de ses