‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 243 sur 326 · Ducrot, tome IV, p. 264, d'après un rapport officiel · texte numérisé non relu

Ducrot, tome IV, p. 264, d'après un rapport officiel

ces susceptibles de tirer le soir du 26. Les escarpes sont gravement atteintes, mais Pennemi ne pourrait donner Tassaut, malgré leur peu de hauteur. La situation n'est pas encore compromise \

Quant à la ville de Saint-Denis, elle souflFre beaucoup 5 ses habitants émigrent en masse sur Paris *. Les pertes de l'attaque sont beaucoup moindres que celles de la défense, exposée à un feu enveloppant et fort mal abritée ^.

Contre nos forts de Test, Tennemi est moins entreprenant parce qu'ils sont dans des conditions plus avantageuses. Déjà, pour lui, l'occupation du mont Avron serait difficile sous le feu des ouvrages voisins. Même en admettant qu'il enlève la ligne des forts, une entreprise ardue, il aurait encore à franchir 4,500- mètres avant d'atteindre Tenceinte. Il se borne donc à construire deux nouvelles batteries à Villiers et Champigny. Le calme est complet sur notre front. Le 23, des fractions de nos troupes reparaissent dans la partie est de la presqu'île Saint-Maur, mais il suffit de quelques

1. Ducrot, ibidem, d*après Gœtze {Die ThàUgkelt der deutsehen Pioniere und Ingenieur-O/ficiere) ; VÉlat- major prussien, tome IV, p. U73, et Moltko, la Guerre de 1870, traduclioa JaegW, p. 435, représentent notre situalion comme plus aventurée. Il semble que ce soit à tort, car rétablissement d*une deuxième parallèle, à 300 mètres, était prévu.

2. Journal du siège, par le Gaulois, p. 458, 464; L. Larchcy, p. 262 et 270; Ducrot, tome IV, p. 266.

8. État-m^jor prussien , tome IV, p. 1173. — L'ennemi n'a perdu, pendant cette attaque, qu'un offlcior et 25 hommes; nous perdons 180 hommes (Vinoy), 182 (de La Ronciére). Du 21 au 22 seulement, il y a 15 tués et au moins autant de blessés dans la population de Saint-Denis (L. Larchey, p. 266). D'après les Rapports militaires du Si au 27 janvier, sans doute inexacts, le chiffire total des pertes des garnisons serait de 5 tués et 66 blessés.

Aucun rapport ne fut publié le 2^ janvier :

21 janvier : Pertes nulles; 24 janvier : 11 blessés;

22 — » 25 — 3 tués, 28 blessés; 28 — 1 tué, 14 blessés; 26 — l tué, 18 blessés.

{Journal du siège, par le Gaulois, p. 443 à 466, et L. Larchey, p. 262 à 270.) Suivant Ducrot, tome IV, p. 257, la moyenne des pertes journalières pour

le front nord est lu suivante, du 21 au 26 inclus :

Drancy 5 hommes.

Âubervilliers 2 —

Fort de l'Est 6 —

Double-Couronne . 10 —

La Briche 6 —

Total 29 hommes.

obu8 pour les déloger*. Nous nous bornons à travailler, avec une certaine activité, dans les intervalles des forts de Test «t à Petit-Drancy (31 décembre au 16 janvier)'. Mais rien ne ressemble moins à une défense active.

De même au sud de Paris. Les garnisons des forts et des ouvrages avancés résistent avec la plus grande énergie, sans que, nulle part, il y ait une tentative contre les travaux allemands. Les forts d'Ivry et de Bicêtre, moins exposés de par leur situation, sont presque intacts. Quant aux redoutes des Hautes-Bruyères et du Moulin-Saquet, la première surtout, elles prennent jusqu'au dernier jour une part active au combat d'artillerie'*. Montrouge est plus gravement atteint, mais le capitaine de frégate Amet y continue la lutte avec la plus grande énergie. Le 23, voici quelle est sa situation : « Les blindages établis devant nos magasins à vivres, dans la cour du bastion 4, sont pulvérisés. Les voûtes de casemates sont entamées et les sacs à terre, avec lesquels nous avons constitué un blindage intérieur, ne peuvent donner une protection suffisante à nos vivres, au milieu desquels les obus pénètrent. Le mur de ce bastion a maintenant une large brèche et du côté du fossé les pierres du mur forment rampe. . . » Le 26, une caserne est incendiée, l'autre démolie. Mais les escarpes sont en bon état et leur brèche a été réparée *.

Vanves a, lui aussi, ses casernes en ruines; sept de ses embrasures sont détruites ; sept autres rétablies tant bien que mal avec des sacs à terre. Mais le fort peut « encore faire une bonne résistance », à la date du 26 janvier*.

Issy est, de beaucoup, le plus compromis. Cinq des casemates de la courtine sud ont leur mur de masque gravement Atteint. La face gauche du bastion n* 4 est entamée sur une profondeur de 60 à 70 centimètres ; il semble que l'ennemi veuille y faire brèche. Les magasins à poudre ont dû être

1. Élat-major prussien, tome IV, p. 1174. Voir plus haut, p. 812, note 8. 8. Historique de la légion du génie auxiliaire de la garde nationale, Ducrot, tome IV, p. 438.

3. Ducrot, tome IV, p. 848. VÉtat-major prussien écrit le contraire.

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