‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 25 sur 326 · LA PROLONGATIOÎT DE LA DÉFENSE · texte numérisé non relu

LA PROLONGATIOÎT DE LA DÉFENSE

Importance de la décision du gouvernement. — Discussion. — lies conditions probable» de la paix. — La prolongation de la guerre. — Fausses dépêches prussiennes.

Ainsi le gouvernement décidait de continuer la résistance et d'opposer un refus aux ouvertures de Moltke. Cette résolution était d'une extrême gravité. Il n'y a donc pas à s'étonner de ce qu'elle ait été fort attaquée, de côtés bien diflférents. Avec son défaut habituel de logique, le général Ducrot déclare que c'est « certainement la plus funeste » qu'aient pris le gouverneur et ses collègues^ M. Alfred Duquet pense à peu près de même*. Il est prudent de n'accepter ces jugements que sous bénéfice d'inventaire.

Que la lettre de Moltke ait été une « invitation détournée d'entrer en pourparlers » , cela est de toute évidence, et il n'est pas besoin, pour le concéder à Ducrot, des preuves assez peu convaincantes qu'il en donne. Les conversations d'un officier wurtembergeois avec le D' Sarazin, lechef d'esdron Vosseur ou M. Dardenne de la Grangerie' ne sauraient constituer une démonstration. L'ordre du roi Guillaume aux armées allemandes*, du 6 décembre 1870, montre simplement ce que chacun sait : Tennemi ne s'était pas attendu à voir la guerre se prolonger après Sedan. Il espérait que nos défaites à Orléans, notre échec à Champigny hâteraient la fin des hostilités*. Mais rien ne prouve que, comme l'affirme

Page 1