NÉGOCIATIONS DE VEESAILLES. — LE 23 JANVIER
Jules Favre et la capitulation. — Idée qu»il s'en fait à l'avance. — Paris et la provinee. Dépai-t pour Versailles. — L'hôtel Jessé. — La discussion.
Depuis longtemps, la pensée de la capitulation hante les menibres du gouvernement. Sans que, tout d'abord, ils osent Tavouer, ils la voient inévitable. Ils songent à éviter la redoutable mission de la négocier avec Tennemi, quoique, pour eux, l'obligation soit entière de sauvegarder jusqu'à la fin Paris qui a mis en. eux sa confiance. La majorité croit que, « choisis pour le combat » , ils resteront sans mandat le jour où la continuation de la lutte sera impossible. Il ne leur est pas permis de déposer les armes, moins encore de capituler. La charge en revient au commandant de l'armée ou à l'autorité municipale. Au besoin on provoquerait l'élection de commirsaires spéciaux \
On a vu dans un précédent chapitre l'accueil fait par les maires à cette dernière combinaison'. Ils croient avec juste raison qu'après avoir assumé la responsabilité et la direction de la défense, le gouvernement ne peut se dérober au moment de la crise finale. Quant à charger Vinoy seul des négociations, on ne s'y arrête pas davantage. C'est pourtant une convention avant tout militaire qu'il s'agît de conclure, et cette tâche devrait revenir au commandant en chef. Mais Jules Favre se regarde dès longtemps comme appelé à débattre le sort de Paris avec l'ennemi. Est-ce excès de confiance en soi ? Est-ce désir de se sacrifier personnellement comme l'assure le général Trochu.et comme il le dit lui-même*? Cha-