‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 255 sur 326 · J. Favre, tome II, p · texte numérisé non relu

J. Favre, tome II, p

4. Enquête, tome Y, déposition J, Favre, p. 162 ; Jules Favro, tome II, p. S70. 6. J. Favre, tome II, p. 371.

LA CAPITULATION. Il31

« la reconnaissance formelle du droit de la France de débattru elle-même... la paix et de se donner un gouvernemeut ». M. de Bismarck n'aura garde de s'y refuser, mais Jules Favre est resté sous l'impression des pseudo-négociations de Régnier en octobre 1870.

La seconde condition capitale «sur laquelle, après iiiiir examen», il décide de « ne transiger à aucun prix, est le refus d'admettre l'armée prussienne dans l'intérieur de Teiiceinte ». L'honneur, le salut de la cité l'exigent. Le conUict de l'ennemi pourrait entraîner « des scènes lamentables dii meurtre et de 'destruction^ ».

Une troisième clause lui tient non moins à cœur. Jl veut que l'armée de Paris, prisonnière en droit, ne soit pas envuyéti en Allemagne, mais attende sur place la conclusion de la paix. L'ennemi s'y prêtera d'autant plus volontiers, que k* nombre immense de nos soldats captifs est déjà pour lui la cause d'inquiétudes sérieuses. Il ne sait où les entasser".

En conséquence, Jules Favre veut demander que la garile nationale conserve ses armes et demeure « chargée du maintien de Pordre». A voir comme elle s'en est acquitt(^c le 31 octobre et le 22 janvier, il peut être assuré du résultat. Mais il n'est pas sans illusions à cet égard, non plus <|ue le reste du gouvernement^. Il croit qu'aucune puissance nu monde, sauf l'ennemi présent dans Paris, ne pourrait (lr.^:umer la milice parisienne. Il veut épargner à la grande vitlsj une humiliation et un péril suprêmes. Il en fait une que^llidi de nobles et patriotiques susceptibilités *.

Ainsi, ces trois conditions lui semblent essentielles j les deux premières surtout : les Allemands n'entreront pas Jans Paris ; la garde nationale conservera ses armes ; Parme e prisonnière restera provisoirement à Tintérieur de Tenceink^, Quant au reste, il est disposé à de larges concessions ; nous

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