‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 275 sur 326 · Le Rappel du 24 janvier · texte numérisé non relu

Le Rappel du 24 janvier

8, Ce que tout Français doit connaître et le monde entier doit savoir. La délivrance de Paris dans kuit jours et de la France dans un mois. Plan de baiaille, par Louis Pauafleu, offert au gouvernemeot de la Défense nationale, et accusé de noD-rccevoir. Prix : Ao ceutimes. Se trouve chez Tauteur, à Paris, 70, me Rochechouart. 1471.

ne demande que huit jours pour sauver Paris et un mois pour la France. Son cas n'est pas isolé. Devant la médiocrité révélée par nos généraux durant le siège, chacun s'imagine de pouvoir aisément mieux faire. C'est la folie du jour*. Beaucoup persistent à croire aux mots, à la phrase toutepuissante. On se grise de périodes sonores et vides : « Aujourd'hui, 26 janvier 1871, à 11 heures, après délibération unanime de tous les officiers des dix compagnies du bataillon :

« Le commandant du 148*, accompagné de tous les capitaines de ce bataillon, est allé faire part au général Clément Thomas de la résolution inébranlable du 148® de n'accepter aucune capitulation, de combattre jusqu'au dernier homme et de brûler Paris plutôt que de le rendre aux Prussiens.

« Le général Clément Thomas et son chef d'état-major Montagut ont essayé de prouver à l'état-major du 148* que cetta décision était une héroïque et admirable folie, mais qu'il n'y avait pas à s'y arrêter, les négociations étant entamées.

« Le commandant du 148** et ses officiers, avant de se retii'er, ont déclaré au général que toute la conversation qui venait d'avoir lieu n'avait en rien ébranlé leur résolution. »

Ailleurs, une députation remet à Ernest Picard une protestation ou plutôt « une oflEre de service jusqu'à la mort», couverte de 550 signatures d'officiers, la plupart capitaines delà garde nationale*. D'autres groupes, des 175* et 145* bataillons, viennent successivement manifester devant l'Hôtel de ville ^ sans incident notable.

En dépit de ces démonstrations plus théâtrales que sérieuses et qui touchent trop souvent au ridicule, le fond de

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