REDDITION DE PARIS
Bruits de capitulation dans Paris. — La folle obnidionale. — Annonce de la reddition. — Tentatiye de Brnnel et Piazza. — Le gouvernement et la population. — Le 29 janvier. — Paris et la province. — La Commune.
Quoique le gouvernement ait cherché à garder le secret sur les négociations, la population sait confusément ce qui se passe. Le bruit d'une capitulation, d'un armistice, est en Tair dès le 24 janvier \ Certains journaux modérés considèrent évidemment cette solution comme inévitable. La majorité fait tous ses efforts pour entretenir Tillusion dans Paris. Ce même jour, 24 janvier, la France affirme encore que « trente-deux soldats bavarois se sont constitués hier prisonniers au fort de la Double-Couronne.
« Interrogés, ils ont affirmé que toute Tarmée d'investissement manquait de vivres depuis trois jours. »
Les faiseurs de projets, les promoteurs de trouées, de sorties torrentielles s'en donnent à cœur joie. Des affiches en grand nombre répandent dans la ville des déclarations du goût de celle-ci : « Je, soussigné, déclare pouvoir, au péril de ma vie, faire une large trouée en quatre jours, débloquer Paris en dix jours et délivrer la France en deux mois. — Baret*.y> Une autre fois, c'est M. Panafieu, parfumeur rue Rochechouart, qui réclame le commandement suprême par an avis remis le 22 janvier à tous les membres du gouvernement, par une affiche apposée le 29, enfin par une brochure '. Lui
1. L. Larchey, p. S67. Voir le Tempt et le Journal det Débats du 24 janvier.