Enquête, déposition Ossude; Ducrot, tome IV, p.'36L
insupportable poids, et il s'échappe un soupir, non de satisfaction, mais de soulagement... Et, d'un autre côté, ce malheureux qui vient de mourir, on Taimait tendrement; si faible que fût cette lumière d'espérance qui brûlait dans les cœurs, on la conservait précieusement allumée ^ . . »
La population tout entière impute au gouvernement ce désastre. Mais elle a conscience d'avoir souffert dans la limite du possible*. De là sa résignation. Quelques journaux tentent de faire valoir les résultats obtenus par Jules Favre, l'impossibilité du mieux *. La grande majorité pense autrement ; elle se déchaîne avec violence contre ses collègues et lui, sans conseiller autre chose. que la résignation vis-à-vis de l'ennemi *.
Pourtant celui-ci ne se fait pas faute de provocation, d'abus de force. Dans la soirée du 26, alors que l'ordre était déjà donné d'arrêter le feu à minuit, il a redoublé le bombardement**. Le 28, la convention est signée qu'il contpue de brûler Saint-Cloud. A 5 heures du soir, on compte onze incendies dans cette ville et le lendemain matin « ce n'est que tourbillons de flammes et de fumée partout ». Un document irréfutable, provenant des Allemands eux-mêmes, trahit l'auteur de ces destructions imbéciles^.
Le 29 janvier est le jour fatal de la reddition. Le Journal officiel publie les textes de la convention et de l'annexe relative aux mesures à prendre autour de Paris'. Un exposé jus-