Procès-verbaux cités, 13 décembre
2. Celle qui aononçait Tabaûdon du projet ,de sortie par la basse Seine et Taf) option du projet parle sud-est. Notons que le 89 novembre était un dimanche.
3. Jules Favre, tome II, p. 176, écrit « le général Sicard ».
LE BOURGET - VILLErfiVBART. 41
zièrès ; ils sont vigoureusement tenus en échec par Garibaldi entre Autun et Dijon'. »
La seconde dépêche est également inoins inquiétante que les nouvelles de source allemande : « . . . Après la déplorableévacuation d'Orléans, Tarmée de la Loire a été divisée en deux parties, Tune sous le commandement de Chànzy, Tautre de Bourbaki. Le premier tient. avec un courage et une ténacité indomptables contre l'armée de Mecklembourg (sic) et du prince Frédéric-Charles, depuis six jours, sans perdre un pouce.de terrain, entre Josnes et Beaugency. Les Prussiens tentant un mouvement tournant par la Sologne, Bourbaki s'est mis en retraite sur Bourges et Nevers. Le gouvernement s'est transporté à Bordeaux, pour ne pas gêner les mouvements stratégiques des armées. Au nord, Faidherbe fait une pointe vers vous dans la direction de l'Oise, et Manteuflfel a rebroussé chemin de Honfleur vers Paris, ce qui nous fait supposer que vous tentez un second effort. Nous tenons ferme. L'armée, malgré sa retraite, est intacte et n'a besoin que de quelques jours de repos. Les mobilisés sont prêts et entrent en ligne sur plusieurs points. BressoUes à Lyon se dispose à se jeter avec 30,000 hommes dans TEst, appuyé sur les forces de Garibaldi et les garnisons de Besançon et de Langres*. . . »
En dépit de leur optimisme, d'assertions fort aventurées, ces deux dépêches laissent entrevoir un état de choses, somme toute, peu rassurant. Orléans, Amiens, Rouen, ont été perdues depuis peu; nos armées de la Loire et du Nord ont subi des échecs ; il ne faut pas compter sur elles pour une offensive à bref délai. Pourtant, ni le gouvernement, ni la population ne sont atteints dans leur confiance '. Le général Trochu annonce au conseil que «les lettres saisies sur les Prussiens indiquent qu'ils sont démoralisés. Les prisonniers disent que tout est perdu s'ils ne font paslaNoôI à Paris. . . »