Procès-verbaux cîtés, 15 décembre
3. Procès-verbaux cités, 17 décembre; J. Favre, tome II, p. 180.
4. Journal du siège, par le Gaulois, p. 323. — Les prix alloués pour les animaux requis, amenés en bon état et pesés sur pied, sont de i fr. 75 c. à i fr. 26 c. le kilogramme. Ds sont à déterminer pour ceux de qualité inférieure.
Les animaux conduits spontanément sont payés l fr. 50 c. à 2 fr. le kilogramme, s'ils sont en bon état, plus une commission « d*amenage » de lO fr.
5. L. Larchey, p. 222. — Ce chiffre résulte d'un recensement opéré en décembre par les contrôleurs des contributions. Il comprend les réfugiés de province :
Habitants. Habitanta.
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ondissement
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c'est-à-dire extrêmement faible. La cherté de toutes les denrées nécessaires à la vie devient excessive. Un poireau vaut 50 centimes, les oignons 2 fr. 40 c. le litre, un chou -fleur gros comme le poing 3 fr. , un chou de mêmes dimensions 2 fr. 75 c. , les choux de Bruxelles 2 fr. 50 c. le litre, une poule 25 fr., une paire de lapins 64 fr., un canard 20 fr. et une oie 60 fr., un œuf 1 fr., la viande de bœuf tué en fraude 6 fr. 75 c. la livre (vers le 5 décembre). On paie 10 ablettes 2 fr. \
Malgré la vaillance de la population, sa facilité à se plier aux circonstances, elle souffre et se plaint, non de la prolon* gation du siège, mais de l'administration de Paris. Celle-ci laisse voir constamment son imprévoyance, sa maladresse, son manque de sens pratique. Le maire, Jules Ferry, est violemment attaqué. 11 « réquisitionne au moment où toutes les réquisitions devraient être faites; — son administration a laissé pourrir un million de kilogrammes de vivres par sa mauvaise surveillance. . . Le malheur de M. Ferry est de n'avoir jamais rien su de la vie courante, de ne rien en savoir après trois mois d'exercice de gouvernement et de croire qu'il sait tout. . . Nous supplions le général Trochu, en sa qualité de président, de vouloir bien user de son influence pour que la question des subsistances ne soit plus gérée par un avocat. . . 11 faut le remplacer par un administrateur, un directeur de chemin de fer, un grand industriel, un homme habile à manier des hommes et des intérêts*. . . »
Sous l'influence des privations, de la surexcitation am^
HabituiU.
Habilanti.
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16« arrondissement .
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Totil : 2,005,709 habitants.
1. Chronique alimentaire du Temps, 15 décembre 1870. — M. F. Sarcey, p. 818, donne dos chiiTres encore plus élevés.
8. Article du Figaro, reproduit par le général Ducrot, tome III, p. 235; m y or de Sarropont, Histoire de la Défense de Paris en 1870-1871, p. 244; G. Flourens, Paris livré, p. 172.
biante, de ragglomération dans Pixris d'une quantité de soldats, de mobiles et de réfugiés, souvent en proie à la nostalgie, la mortalité croît d'une manière continue. Le 12 décembre, la grande ville renferme 25,826 lits dans les ambulances privées seules, outre un nombre indéterminé réservé aux convalescents, aux soldats légèrement blessés \ Une grande partie est occupée à la suite de la bataille de Champigny et la mort y frappe à coups redoublés, ainsi que dans la plupart de nos hôpitaux. La moindre opération est mortelle. De 1,927 décès dans la semaine du 14 au 20 novembre, on passe à 2,728 du 12 au 18 décembre. Il y en avait 854 en temps ordinaire * ! « La pneumonie, la fluxion de poitrine, la diarrhée, tout le noir cortège des maladies... s'était abattu sur ce misérable troupeau de créatures humaines. On ne voyait que corbillards, qui s'acheminaient seuls vers le cimetière. Pour les enfants, on y faisait moins de façons encore... Un croque-mort prenait sous son bras le petit cercueil, et le portait, comme un paquet de n'importe quoi, jusqu'au trou commun, où il le jetait avec les autres. Les cimetières parisiens, déjà trop étroits, regorgeaient de cadavres, dont on ne savait où se débarrasser. Cette incurie du tombeau était un bien lugubre symptôme chez une population qui pousse la piété pour les morts jusqu'à la superstition. Le superbe chapitre de Thucydide sur la peste d'Athènes m'est revenu plus d'une fois en mémoire ; le spectacle des mêmes insensibilités se retrouve toujours dans les malheurs extrêmes'. >
On ne saurait dire avec quel courage la population, dans
1. Ces 25,826 lits ne comprennent que les ambulances privées de plus de 6 lits {Journal officiel du 18 décembre).
2. 14 au 20 novembre, 1,927 décès au lieu do 793. 21 au 27 novembre, 2,028 décès au lieu de 83S.
28 novembre au 4 décembre, 2,455 décès au lieu de 833. 6 au 11 décembre, 2,728 décès au lieu de 884. 12 au 18 décembre, 2,728 décès au lieu de 854.
(A. Morillon, p. 192.) Les maladies dominantes sont la petite vérole, la bronchite, la pneumonie, la fièvre typhoïde, la diarrhée. La dysenterie fil relativement peu de malades (D' Sueur, Étude sur la mortalité à Paris pendant le siège).