‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 62 sur 326 · Mollkes Korrespondenz, n» 525, 9 heures du soir · texte numérisé non relu

Mollkes Korrespondenz, n» 525, 9 heures du soir

8. Mollkes Korrespondenz, n^ 526, 5 heures et demie du soir. Voir Campagne de la Loire. Josnes, Vendfime, Le Mans, p. 165.

3. État-major prussien, tome IV, p. 771. — L'effectif de la IIl« armée atteignait environ 103,600 hommes dMnfanterie avec 444 pièces; celui de Tarmée de la Meuse 81, 200 hommes et 323 pièces {Ibidem, p. 769).

Lecrosnier* sont crénelés vers le sud et Touest. Les maisons voisines du passage à niveau ont été rasées, parce qu'elles masquaient les vues. Des trous de loup et des abatis relient Tusine au parc de Tancien château. Le mur qui limite la partie sud de celui-ci est également crénelé. Presque partout le reste n'est clos que par une haie.

Le cimetière au nord-ouest du Bourget est organisé pour la défense. En outre, deux barricades coupent, Tune la rue du cimetière, Tautre la rue de Dugny qui conduit au village. La dernière, en pavés, est surmontée d'une grille de fer. Mais un grand bâtiment à gauche reste inoccupé. De plus, dans toute la partie du village au nord de cette barricade, on s*est borné à raser partie des murs d'enceinte; de même pour le quartier nord-est jusqu'à la VeiTcrie. C'est un important massif de construction, clos vers la grand'rue par une forte grille, relié à un parc qui fait une forte saillie vers l'est. Ce dernier est flanqué par une tranchée-abri au nord-est.

Dans la grand'rue une barricade s'élève au nord du débouché du chemin de La Courneuve, mais la Suiferie qui la commande à Test n'est pas occupée. Entre ce bâtiment et le chemin de Drancy, l'intervalle est coupé par une tranchéeabri, un mur crénelé et une palissade, celle-ci très peu résistante.

Quant au chemin de Drancy, il est fermé par une barricade, reliée à celle de la station par une sorte de retranchement en pavés. Plusieurs bâtiments ont été détruits le long de la voie ferrée, pour donner des vues plus étendues. Une fabrique de pommade à l'ouest est occupée par les Allemands, mais elle ne se relie pas au reste du village. Une auberge située en face de l'usine Lecrosnier lui est rattachée par une grande barricade en pavés revêtus de terre. Nulle part, sauf dans cette usine, on n'a construit d'abris contre le bombar-

1. Que les Allemands et certains auleurs français appellent VUsine à gaz. Voir SUge de Paris, Le Bourgel-Champigny, p. 80. L'ancien château n'existe plus. Il avait appartenu à M«« de Vauban et à M"' de Noleslin. Le parc qui Tentourait a élé morcelé (A. Duquet, Second écliec du Bourget ei perle d'Aoron, p. 72).

dément ; on n*a préparé aucun système de communications couvertes entre les différents groupes de constructions \

Les cinq compagnies prussiennes comptent 750 fusils au plus. La 1" du bataillon de tirailleurs occupe l'auberge et la barricade voisine, avec un petit poste dans la maison du garde-barrière. La 1'* compagnie du régiment Reine-Elisabeth a 60 hommes dans l'usine Lecrosnier, un peloton dans le parc en arrière, un autre dans le cimetière. Des petits postes relient le tout. La 2* compagnie se répartit entre une ferme au nord de l'église et la barricade du chemin de Dugny, avec un petit poste derrière celle de la rue du cimetière. La 4' compagnie a trente hommes dans la fabrique de pommade, quarante à la barricade de la station, trente à celle du chemin de Drancy, un petit poste à la maisonnette du gardebarrière en avant, un autre à la pointe est du parc de la Verrerie. Le reste se tient dans une cave, près de la barricade du chemin de Drancy. Enfin la 3* compagnie est tout entière dans la Verrerie; elle n'a que deux petits postes, Tun à la 2* barricade de la grand'rue, Tautre à Tissue nord du Bourget*. On voit quelle est la faiblesse de la garnison que vont assaillir les trois colonnes de La Roncîère.

1. Major Kunz, Die Kàmpfe der preussischen Garden um Le Bourget, p. 4i. — Le capitaine prussien Gœtze représente les travaux du Bourget sous un jour plus avantageux :

« On acheva alors de dégager les abords du village, on fit sauter les bâtiments de la gare, ainsi qu*un pàié de maisons à Textrémité nord, on délrui* sit complètement la voie du chemin de fer entre cette extrémité et la Courneuve. On renversa, à la poudre, un grand nombre de maisons et de murs à l'intérieur du village et Ton organisa ou acheva d'organiser la lisiôre extô> Heure, ainsi que les deux lignes do défense intérieure sur une longueur totale de plus do 5 kilomètres. On fit, en tout, 525 mètres courants de barricades de for! profil, trois abris à Tépreuve des obus, 9oo mètres courants d'abatis, 600 mètres de tranchées avec de nombreuses traverses, de longues ûles de trous de loup sur trois rangs et de réseaux de fil de Ter, enfin 750 mètres de communications blindées » (Gœtze, Die ThàtigkeU der deuinchen Ingenieure und technisdien Truppen ini deulsch-franzôsiscken Kriege 1870-1871, tome U).

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