Kunz, p
4. État-major prussien, tome IV, p. 774; La Roncière, p. 242; Ducrot, tome III, p. 157 ; Trochu, Œuvres posthumes, tome f, p. 483. — Le major Kunz omet de signaler ce lait. Il y a 2,100 mètres du fort d'Âubervilliers au passage à niveau du Bourget et 3,800 du fort de TËst (M. Duquet, p. 87, écrit 1,500 et 2,300 mètres). Le fort d*Aubervilliers était armé de 79 pièces dont S de 19<:; celui de TEst, de 59 pièces dont i de 10<= (Sarrcpont, p. 8).
rue du Bourget ouvrent le feu sur les défenseurs de la bar-^ ricade à hauteur de la fabrique Lecrosnier. Ainsi pris à revers, les tirailleurs prussiens se jettent dans Texcavation qui précède cette sorte de parapet et tiennent bon.
Le lieutenant de vaisseau Peltereau essaye alors d'enlever la barricade d'assaut. Avec ses fusiliers-marins, il arrive à cinquante pas de Tennemi, mais la plupart, dont le brave Peltereau et Tabbé Blanc, Taumônier du bataillon, tonybent morts ou blessés et les Prussiens sont sauvés. A ce moment décisif, la colonne Lavoignet est restée inactive au sud du Bourget \
A la Verrerie, la 3* compagnie du régiment Reine-Elisabeth a été moins vivement attaquée. Elle prévoit une attaque, non vers la grand'rue, mais du côté de la lisière du Bourget, dans la direction de Drancy. L'apparition de nos troupes la surprend entièrement. Mais une forte grille sépare la Verrerie de la grand'rué;, et les Prussiens ouvrent derrière elle un feu destructeur ; 60 hommes se rendent aussitôt avec un officier, le resté s'enferme dans les maisons voisines ou s'éparpille au nord et au sud. Là encore,- notre offensive, mal conduite, a échoué*. '
« A ce moment, une vigoureuse attaque sur la droite, du côté de Drancy, aurait certainement amené la chute du Bourget. Cette action eût été facile, car les francs-tireurs de la division Berthaut, ayant à leur droite ceux de la division Courty, occupaient toute la ligne du chemin de fer en avant de Drancy. Mais le général Berthaut, contraint de se conformer aux ordres du vice-amiral, assistait passivement à cette lutte. Il prit néanmoins ses dispositions pour se porter immédiatement sur le village si Tordre lui arrivait. La brigade Miribel s'avança jusqu'à la route de Drancy au Bourget, formant deux colonnes : le régiment du Loiret à droite, le régiment de la Seine-Inférieure à gauche.
1. EuDz, p. 58; La Roaciôre, p. 242 et suîv.; Ducrot, tome III, p. 156. - — Cette inaction tient peut-être à ce que nous essayions alors de battre en brèche le mur blanc (Kunz, p. 6i).