‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 67 sur 326 · Kuuz, p · texte numérisé non relu

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• «Le 125* de ligne, de. la division Courty, est en mêmetemps envoyé à la Suiferie pour soutenir Tattaque du Bout-? get'. >

D'ailleurs, les renforts ennemis atteignent Le Bourget. Une patrouille envoyée du Blanc-Mésnil est tombée au mi-' lieu de nos fusiliers marins. Ses cinq hommes sont ble^ssés, mais ils rapportent des.nouveUes.

Il est plus de 9** 15*. Aussitôt une .compagnie (9® du régiment Empereur- Alexandre) se jette dans Le Bourget (avant 9''45) et attaque celles, de nos fractions qui combattent au nord du chemin de Dugny. Vers 10** 45 seulement, c'est-àdire près de trois .heures après le début du combat, sept nou*. velles compagnies accourent de Pont-lblon'. De concert avec la précédente, elles cheminent de chaque côté de la grand'rue. £n quelques instants la liaison est rétablie avec les hommes restés autour du capitaine von Altrock. De même la Verrerie est tout à fait dégagée et des fractions se jettent vers la mairie et le parc. Mais les fusiliers-marins et le 138f défendent énèrgiquement leur conquête. La barricadé de Dugny, Téglise, une fabrique au nord-ouest doivent être prises d'assaut. Le 3.® bataillon du 138', resté trop longtemps en réserva près du cimetière, tenfce une contre-attaque qui est repoussée après un commencement de succès*. 11 est 11 heures et demie ^ Lamothe-Tenet, «décimé par notre canon autant que par celui de Tennemi, ne se sentant pas soutenu, se voyant menacé d'être entouré... se décide à ordonner la retraite ® » . Elle se fait rapidement, non sans dé grosses pertes.

1. Ducrot, totna III, p. 157. Voir plus haut, p. 61, au sujet de l'inaction de la division Berthaut.

2. Heure française. Le major Eunz écrit après 8 heures et demie (p. 58). M. Duquet (p. 90) et VÉtcU-major prussien, tome IV, p. 773,. portent rintervoutiorl du premier renfort à 9 heures.

3. Le !•' bataillon du régiment Empereur-François et les 6®, 7«, 8« compagnies du régiment Reioe-Élîsabeth. La dernière a laissé 68 hommes à Gonessô (Kunz, p. 59); VÉtat-major pruêsien (tome IV, p. 778) porte à lo heures Tinterveotion de ces 7 compagnies.

4. Kunz, p. 59 et 60. — Ce bataillon fiisuit partie do la colonne Hanrion.

5. La Roncière, p. 243; Ducrot, tome III, p. 157, écrit « vers ii heures ».

6. Ducrot, ibid, — D'après les Allemands, notamment Kunz, p. 60| notre

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L'ennemi nous couvre de balles, surtout lorsque nous dépassons la Mollette vers La Courneuve. !Notre batterie de 4 protège la fin de ce mouvement. Mais une compagnie du 138* enfermée dans un enclos sur le chemin de Dugnj est enlevée presque tout entière ; d'autres groupes, cernés dans le village, sont contraints de déposer les armes après une résistance acharnée. Il est près de midi 45 quand Le Bourget est entièrement reconquise

C'est seulement au moment de la retraite que le général Hanrion a déployé sa brigade à Touest du Bourget. Pourtant, il a reçu, vers 10*" 30, Tordre de se porter en avant et il est à La Courneuve *. Quelques centaines de mètres le séparent du Bourget. Par suite de quelle cause met-il plus d'une heure à efFectuer son mouvement? Sa brigade prend une part insignifiante à l'action*.

Quant à la colonne Lavoignet, elle engage seulement le 134* et les francs- tireurs de la Presse. Pas plus que le 11* bataillon des mobiles de la Seine, le. 6* régiment de mobiles (Seine) ne prend part au combat, inaction qui tient sans doute autant à la démoralisation de ces troupes qu'à la faiblesse du commandement^. Notre échec n'en est pas moins complet, malgré d'heureux débuts. L'ennemi a perdu 348 hommes seulement ; le corps d'armée de Saint-Denis en a plus de 800 hors de combat''.

retraite D*aurait été xien moins que volontaire ; 8 compagnies des tirailleurs de la garde avaient renforcé les 13 compagnies déjà au Bourget {Ètat-major prussien, tome IV, p. 774).

1. Heuro françnise; environ midi, d'après Kunz (p. 60); vers il heures et demie [État-major prussien, tome IV, p. 774),

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