Heure française. Le major Kanz écrit lo heures
2. Élat-major prussien, tome IV, p. 775 ; Kunz, p. 6i : 6 batteries lourdes, 8 légères, 2 à cheval. — D'après le général prince zu Hohenlohe-Ingelfingen, Lettres sur l'artillerie, traduction Jœglé, p. 107, la garde aurait engagé il batteries. Ducrot écrit que les Allemands « font avancer batteries sur batteries; dix ou douze, prenant position sur le plateau entre la Morée et la Mollette, luttent avec notre artillorie du chemin d6 fer, pendant que les batteries de posilion d*Àulnay et de Scvran canonnent notre ilanc droit » (tome III, p. 162). Los récits allemands ne font aucune mention de ces batteries de position, mais bien d'une seule batterie de la garde placée sons Sevran.
3. Ducrot, tome III, p. 162; Trochu, Œuvres posthumes, p. 48S.
placés à Test de Drancy, quatre pièces de 24 court établies dans le parc Ladoucette, trois canons de 16'' venus de Bondy au même point,. Sur leur droite, les deux batteries du général de Bellemare établies derrière le chemin de fer ont aussi beaucoup à souffrir. Mais elles sont renforcées par une troisième, de mitrailleuses, qui tirait jusqu'alors sur Sevran et vient s'établir à Test du Moleret, après Tavoir franchi sur 8on pont volant.
La canonnade se prolonge ainsi, presque sans effet pour les deux infanteries. Nos pièces de campagne sont efficacement soutenues par rartillerie des forts, surtout celle de Noisy. Les deux batteries de 7 établies à découvert près de Drancy souffrent assez pour que Tune d'elles doive se retirer. Jânfin, Trochu, las de cette inutile dépense de munitions, donne Tordre de la retraite aux batteries les plus avancées. Il est environ 3 heures et demie \
Au moment où l'artillerie du général de Bellemare se retira, deux compagnies prussiennes parties d'Aulnay se porte sur le remblai du chemin de fer occupé par les mobiles du Morbihan. Avec l'aide de deux pièces venues de Sevran, elles arrivent à courte distance et menacent de nous déborder par l'intervalle de la ligne ferrée et de la route des Petits-Ponts. Il faut que le chef de bataillon Buriel, du Morbihan, se jette au-devant d'elles avec quelques-unes de ses compagnies. En même temps, le colonel Colonieu porte une partie du 136® en avant de Groslay. L'offensive allemande est arrêtée et notre retraite s'effectue sans désordre.
Dans la soirée, la 2* armée bivouaque entre Bondy et Aubervilliers, derrière une ligne d'avant-postes qui passe par Groslay, Drancy, la Suiferie, La Coumeuve^.
L'inutile et théâtrale démonstration du 21 décembre a
1. Ducrot, lome III, p. 168. — Troclm écrit, p^ 484 : « Vers 4 heures du soir, après avoir envoyé au général Ducrol l'ordre de s'arrêter, je me transportais à Drancy. . . ».
2. Ducrot, tome III, p. 164; Historique de la division Bellemare, cité par M. A. Duquet, p. 104. — VÈlal-major prussien, tome IV, p. 775, et le major Kunz, p. 64, représentent ce combat comme un succès pour l'ennemi. Ses deux compagnies perdirent i officier et ii hommes, ce qui donne à penser que Taction fut peu sérieuse.
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causé des pertes presque nulles à la 2* armées aussi bien c[u'à Tennemi : 189 hommes pour les troupes de Ducrot et €9 pour la garde prussienne *, Elle prouve jusqu'à l'évidence que l'esprit offensif manque entièrement aux défenseurs de ^aris;- Il semble qu'il ait disparu lors de notre échec de Champigny.
1. Voir aux Annexes. — Les 56 pièces engagées par renpemi brûlèrent 8,817 ^argousses; il mit en ligne 26 compagnies, moins de 7 bataillons, en outre des 14 et demi qui combattirenlT au Bourget (Kunz» p. 66).