Ducrot, tome III, p
.2. Pari§, 9pQQnd échec du Bourgei, perte d'Avron, p. 84.
3. Ouçrot, {oraa m, p. i6i. — Sans doute i batterie de canons à balles (division Bellemare), a batteries de 12 de la réserve du i^ corps (Instruclions de la 2« armàe ppur le 81 décembre, Ducrot, tome III, p. 396). Nous ignorons ce qu'était la 4^. Le major Kunz en fait, pans raison apparente, une batterie de 18 (p. 6S).
86 BUZÉNVAL - LA CAPITDLATIOK.
Allemands nous répondent vigoureusement» bien qu'avec des forces de beaucoup inférieures. En effet, trois batteries de la garde ont ouvert le feu entre Le Blanc-Mesnil et Aul-, nay (10** 45*) contre la gauche de Ducrot.. Au bout d'une heure seulement elles sont renforcées par six autres, qui bordent le chemin du Boùrget au Blanc-Mesnil. Ce total de 54 pièces tient en échec les nôtres*.
Tandis qu'elles échangent une canonnade plus bruyante qu'eflScace, une brigade de la division Susbielle remplace à Drancy celle du général Bocher. Ducrot s'apprête à contfnuer son mouvement offensif, sans beaucoup d'ardeur, quand, vers midi, il reçoit du gouverneur le télégramme suivant : « L'attaque du Bourget paraît avoir échoué, nous n'avons plus de point d'appui à gauche ; votre mouvement sur Aulnay et Blanc-Mesnil ne peut continuer; arrêtez-vous'. »
Ainsi, notre échec sur un point du champ de bataille, devant moins de quatre bataillons prussiens, suffit pour empêcher Trochu de continuer l'opération annoncée avec tant de fracas. Rien ne prouve mieux combien sa détermination est peu sérieuse; il n'a entendu faire qu'une démonstration bruyante, imposer silence à ceux qui accusent son inaction. Ce n'est point ainsi qu'on peut vaincre.
« Dès lors, le combat ne consiste plus qu'en une violente canonnade de part et d'autre. Le Bourget évacué par nos troupes, l'artillerie de la division Berthaut y concentre aussitôt son feu... » Celle du général Courty, à sa droite, est quelque peu éprouvée par les projectiles ennemis et se retire. Au centre, nous n'avons plus que l«s deux batteries de 7