Kunz, p
2. Les canons do Favé durent bessor le feu, à Texceplion de 2 pièces de 12 et de 3 mitrailleuses (Kunz, p. 78; Ducrot, tome III, p. i78; Favé, p. 87).
S. Vinoy, p. 309. — Le i»' bataillon du 112^ occupe la lisière 'est du parc, avec 2 compagnies en avanl-posles au dehors; le 2« bataillon est à la lisière aud; le 3®, à la lisière nord. Le i«f bataillon duiii® est en réserve à l'intérieur. Une ligne de sentinelles nous relie à la Maison-Blanche,' mais à droite elles ne dépassent pas le canal, laissant inobservé Tespace entre lui et la Marne (Ducrot, tome 111, p i79; Kunz, p. 77).
^2 BUZBNVAL-LA CAPITULATION.
reprendre les deux points enlevés à ses avant-postes. Un peu après 6 heures du sofr^, .deux bfttaillons se portent à ^attaque, soutenus par quatre autres qui tiennent Le Chêpajr, Petit-Paris et Chelles, Les quatre compagnies poussées jur la Maison -Blanche y enlèvent notre grand'garde, pres- .que sans tirer un coup de fusil ; 6 officiers et 46 hommes 4iont ainsi faits prisonniers** A Ville -Evrart, deux compagnies se jettent par surprise dans le gare, Tune au nord, Tautrç au sud, tandis que les deux dernières abordent le mur est.
Nos mesures de sécurité sont très insuffisantes et le tempe jx beaucoup fraîchi depuis le matin. Les défenseurs ont •cherché un abri dans les bâtiments, ou se tiennent groupés autour de grands feux. Tout- d-un coup retentissent les premiers coups de fusil, à très courte distance^ Les deux compagnies du 112', de grand 'garde au dehors du parc, 4ont surprises faisant leur cuisine et enlevée^ presque en entier. Telle compagnie allemande de 150 hommes fait ^ÔO prisonniers. Le désordre est extrême^ Quelques Saxons rCiichés dans les caves en sortent brusquement'. Le général Biaise cherche à rallier son monde, quand il est tué d'une balle en plein cœur. Le lieutenant -colonel Rogé, du 112% qui prend le commandement, croit devoir prescrire la retraite immédiate sur Neuilly. D'autres officiers jettent Talarme jusqu'au mont Avron, au fort de Rosny. Un lieutenant, nommé Schang, passe même à Tennemî, en
1 Kuqz, p. 80, (icrit vert 5 heures et demie (heure allemande). Le compte rendu Ju conseil de guerre (L. Larchey, p. 203)* dit vers 6 heures et demiq.
8. Nous y avions 2 compagnies du 1«' bataillon de marche d*lnfanterle de marine (dépêche du général d'Hugues à Vinoy, 9** 65 du soir;; t compagnies du iZi** occupaient le cimetière. L'ennemi paraît n'avoir attaqué la Maisoi^* planche qu'après celte heure (Dépêche du même au même, iii^o6 du soif, yjuoy, p. i95 et suiv.). Voir Kunz, p. 80. Le colonel Schubert, Bas ii. Artfie^korp9 wàkrend der EinscfUiettung von Paris, dit que les Allemands prirei^t c quelques traînards ». .,
8. Vinoy, p. 811 et suîv.; Ducrol, tome III, p.' 180; de Ppnçhalon, p. 3{u6; d'Hérisson, p. 306. —VÉLat-major prussien, lorae IV, p. 777, et le major Kùpx, p. 81, ne font aucune allusion à ce fait. D'après le compte rf|ndu du conseil de guerre (L. Larchey, p. 803), le général Biaisé se serait Qppbsè à la visite des caves, de peur de cas d'ivresse. Le récit de M. d'Hérissoo paraît invraisemblable, quoiqu'il ail été témoin oculaire, dil-11.
v*J lf' *
LE BOURGÉT- VILLE-ÉVRART. $3»
plein combat, et ce fait déplorable rend le désarroi plus affreux*.
Pourtant, quelques fractions embusquées dans le parc continuent à tenir ferme et les progrès de Tennemi sont bien-^ tôt arrêtés dans cette direction. A plusieurs reprises, il en est rejeté. Il s*achame surtout à franchir une brèche que Idgénéral Biaise a fait ouvrir pour y placer des mitrailleuses. Le mur seul sépare les combattants. On se tue à bout por^ tant. C'est à qui de Tassaillant ou du défenseur s'emparera d'un créneau. L'arrivée de trois nouvelles compagnies permet simplement aux Saxons de garder le terrain conquis. Enfin le colonel von Lindemann doit reconnaître que la nuit rend impossible la conduite du combat ; des Saxons se soni déjà entretués. Vers minuit il prescrit la retraite. Ses sept compagnies regagnent Lé Cliênay avec une perte de 73 hôm* mes, mais emmenant plus de 600 prisonniers, dont 8 oflSciers*.
Malgré les dépêches affolées qu'il a reçues du général de Malroy *, 'Vinoy pense très justement qu'il ne peut -engager de nouvelles troupes dans ce combat de nuit, dont la direc* tion est impossible. «Envoyer des renforts serait un moyen sûr d'accroître la confusion déjà trop grande sur le point at* taqué : on risquerait d'exposer. . . les nouveaux arriva^nts à se tirailler dans l'obscurité avec leurs propres camarades*. » De plus l'ennemi ne pourra se maintenir à Ville-Evrart, sou»
1. Vinoy, p. 3ii et sulv. — Voir les ddpôches du général d'Hugues, 9^b5 et iihOô du soir, citées plus haut; une lettre du général de Malroy â Vinoy, datée de i heure et demie du matin (Vinoy, p. 496). Sept olUciers, dont un médecin-major, furent traduits eu conseil do guerre, à la suite de ces faits (L. Larchey, p. 203). Voici leurs noms : médecin -major Le Roy, capitaine Grinfeld, lieutenant Fournel, sous-lieutenants Massou, Paillard, Zeitei' et Laurent.
2. État-major prussien, tome IV, p. 777; Kunz, p. 81. — Le feu continua jusqu'à 3 heures et demie du matin. D'après le colonel de Ponchalon, p. 198, le mérite de la résistance reviendrait en grande partie au chef de bataillon d'Hauteville, du iil«.
3. Citées par Vinoy, p. 495 et suiv. : c Je ne puis compter d*une manière certaine sur TefTort des hommes que j'ai encore sous mes ordres. Us sont singulièrement impressionnés; je le constate, malgré mes efforts pour lea maintenir à hauteur de leurs devoirs ».