‹ Siège de ParisChapitre 18 sur 22 · JEAN DE LA BRÈTE · texte numérisé non relu

JEAN DE LA BRÈTE

Le roman de Jean de la Brète, pseudonyme masculin que trahissent des qualités toutes féminines de finesse et de délicatesse, a été l'un des gros succès littéraires de notre génération ; 160 éditions ont été enlevées en quelques années, phénomène unique peut-être dans les annales de la librairie française. Ce triomphe est d'autant plus remarquable qu'on ne saurait l'attribuer à aucun mérite adventice, à aucun hasard de fortune. Le livre a fait son chemin tout seul et s'est imposé par ses seules qualités intrinsèques. Le roman ne contient aucune scène " réaliste," aucune aventure " pas-

COLLECTION NELSON

sionnelle," aucun élément sensationnel, aucune ficelle de mélodrame. C'est une histoire d'amour toute simple, toute unie, mais cette histoire est contée avec une telle justesse d'analyse, avec un tel charme de style, avec une naïveté si raffinée et une candeur si subtile qu'elle a d'emblée conquis le public. Elle a gardé sa place — une place sûre et discrète — dans toutes les bibliothèques familiales.

LES MORTS QUI PARLENT. Par le Vte E.-M. de Vogué. Introduction par Victor Giraud.

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