Gûnériil Ducrol, la Défense de Paris, tome H, p
2. Sarcoy, p. 196. — Cerlaincs denrées, qui manquent depuis longtemps, reparaissent aux devantures (le Journal du siège de Paris, publié par le Gauloin, p. 270i.
3. Journal des Concourt, 2"= série, tome I*', p. lia; L. Larchey, Mémorial du premier siège de Pari», p. 172; H. Dabot, Griffonnages quotidiens d'un bourgeois du quar.ier latin, 2" édition, p. «5.
4. J. Favre, tome II, p. 142; Journal de Fidus, la Révolution de septembre, la Capitulation, la Commune, p. ji et suiv. ; H. Dabot, p. 65,
L'angoisse est générale. TJn cercle se forme autour de tout homme qui parle, dont on espère un renseignement. « Avec la nuit tombante, les groupes deviennent énormes, débordant les trottoir?, les refuges et coulant sur la chaussée V »
La journée du l*"" décembre se passe dans cette agitation, ces incertitudes. Puis le canon retentit de nouveau. Le soir du 2 la joie est générale. On s'écrase pour lire les deux télégrammes du gouverneur. On prend au pied de la lettre ses affirmations imprudentes^. Partout cette réflexion: «Ah! c'est donc le commencement de la fin ! » On croit avoir fait les premiers pas sur la route de l'est, on voit luire l'aube de la délivrance^. Les journaux font assaut de détails, souvent d'une exagération folle. Le Gaulois du 3 décembre s'exprime ainsi : « Les mobiles montrent la patience de vieux soldats. Pendant trois nuits, ils ont couché sur le sol, dos à dos, par rang de douze.