‹ Siège de ParisChapitre 105 sur 326 · E. Rousse, tome II, p · texte numérisé non relu

E. Rousse, tome II, p

4. 2« série, lome I^"", p. 142: Hifloire critique du siège, p. 281 ; Enquête, rapport Chaper, p. 259; Ducrot, tome HI, p. 223; F. Sarcey, p. 147; de Sarrepont, p. 244.

5. A. Morillon, p. 145 et suiv. On utilisa pour la mouture des blés les machines à broyer de la manufacture des tabacs, si bien que, jiendant plus d'une semaine, une partie des fjrines distribuées eut une odeur persislante de tabac à priser (D^ Sarazin, p. 25 v.

emprunter au ministère de la guerre, dont les besoins sont assurés. Puis la diminution rapide des approvisionnements en blé oblige à introduire dans la fabrication du pain le seigle, l'orge, bientôt le riz, l'avoine, la fécule, l'amidon', La vente du pain blanc et du biscuit a été interdite ; mais, à la fin de décembre, on ne se plaint pas encore du pain que vendent les boulangers, ^[algré sa couleur grise, il est «fort appétissant^».

Quant à la viande de cheval, elle ne cesse pas d'être distribuée régulièrement, par les soins des municipalités, à raison de 30 grammes par personne et par jour, quantité fort insuffisante. Paris mangera ainsi 56,000 chevaux. Deux fois la semaine, on substitue à cet aliment du riz ou de la morue \ Les autres deviennent de plus en plus rares*. On mange, non les animaux du Jardin des Plantes, qui restent intacts, mais ceux du Jardin d'Acclimatation, que M. Geoffroy Saint-Hilaire ne peut plus nourrir. Un zèbre nain a été vendu, le 18 octobre, 350 fr. ; le 20 décembre, deux chameaux sont payés 5,000 fr. et le 29, deux éléphants, Castor et Pollux , montent à 27,000. Au détail, le kilogramme de leur viande atteint 80 fr,

La livre de beurre vaut de 25 à 30 fr; un œuf jusqu'à 2 fr. Les légumes secs ont disparu et le boisseau de pommes de terre se vend 25 fr.'\ Quant aux légumes frais, que les

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