CHAPITRE XXI
l'attaque contre paris
lies AUemauds après le 21 décembre. — L'armée du Xord. — L'attaque régulière de Paris. — Le parc de siège. — Le bombardement et l'AUemague. — Le roi Guillaume. — Moltke. — L'attaque du nord.
Tout d'abord, les Allemands ne se sont pas expliqué notre attitude après le 21 décembre. Si les renforts de la HT armée , venus sur la Marne , regagnent dès le 22 leurs emplacements*, le prince royal de Saxe croit encore, le 23, que l'action peut prendre un plus grand développement. Il réclame, pour le jour suivant, l'envoi d'une division du IP corps prussien. Ordre est donné en conséquence au général von Fransecky^. Plus tard, le 26, le prince royal et le commandant du corps de la garde prennent si bien au sérieux les travaux entrepris contre Le Bouz-get qu'ils proposent son évacuation provisoire. Le roi y consente
L'ennemi n'est pas sans inquiétude au sujet du nord de la France. La bataille de Pont-Noyelles (23-24 décembre) conduit à envoyer au général von Manteuffel six bataillons et deux batteries du IV* corps (25 décembre). Une brigade de landwehr de la garde, détachée par la IIP armée, les remplacera. D'autres renforts suivront, s'il est nécessaire*. Puis on apprend la retraite de Faidherbe et un contre-ordre est donné.
1. La 4" division et l'artillerie de corps (W corps) vont, le 21, jusqu'à la Marne, à l'est de Gourncy, et cantonnent à Torcy et à Ferrières; le matin du 22, la 8« brigade et partie de rarlillerie de corps se portent à Clielles, la H" Ijiigade prend môme les avant-postes au Cliénay durant quelques lieures. Puis le tout regagne ses emplacements à l'est de la Marne (État-major prussien, tome IV, p. 777).
2. Mollkes Korrespondenz, p. 476. — Le télégra.iimo du Kronprinz est de D^io du soir, et l'ordre à Fransecky de 9 heures et demie (n" 535).