Louis Schneider, tome III, p
4. Moritz Busch, le Comte de Bismarck et sa suite pendant la guerre de France, tr.iduclion, p. 218, à la date du 7 novembre; le Tagebuch, p. 10; Lettre du général von Blumenthal à Moltke, Moltkes Korrespondem, 3^ partie, p. 446, 21 novembre. — Blumenthal, comme Mollke, croyait à l'inefflcacité absolue du bombardement seul; il admettait que la faim obligerait Paris à capituler avant le 1" janvier.
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décembre ou même au commencement de janvier. On propose, faute de ressources, de renoncer à la fausse attaque du norl\
Le roi voit de graves inconvénients à ces deux mesures. Un pareil arrêt, après tant de succès inouïs, provoque en Allemagne un mécontentement qui n'est pas négligeable. On donne aux Français le loisir d'achever leurs formations, aux neutres la tentation d'intervenir. Dans ces conditions, il faut envisager tous les moyens voulus pour achever au plus vite l'approvisionnement en munitions. Il est non moins désirable qu'on puisse opérer l'attaque projetée contre le nord de Paris'.
Le 30 novembre , Moltke adresse au roi un promemoria faisant ressortir toutes les difficultés qu'il a fallu vaincre. Il admet que le prolongement du chemin de fer jusqu'à Lagny, l'emploi d'attelages des colonnes de munitions de la IIP armée, la location de 500 à 1,000 voitures à un enti-epreneur d'Erfurt, permettraient de commencer le bombardement du front sud vers le milieu de décembre. Mais il paraît n'avoir qu'une confiance restreinte dans les résultats à obtenir. La faim livrera plus sûrement Paris. D'ailleurs, l'essentiel est de détruire les armées du dehors, en évitant les sacrifices qu'entraînerait une attaque en règle. Malgré le rétablissement de la ligne de Soissons jusqu'à Gonesse, qui faciliterait l'attaque du nord, il croit plus avantageux d'y renoncer : les positions des Français se sont beaucoup renforcées dans cette direction ; de plus, l'établissement d'un nouveau parc de siège sous Paris gênerait les armées d'investissement en leur prenant encore de leur liberté de manœuvre^.
A ce moment survient la sortie de Champigny. Pendant plusieurs jours, l'attention des Allemands est absorbée par
1. Noto du roi à MoUke et au ministre de la guerre ^23 novembre), MoUkes Korrespondenz, n° 4i5. — D'après Morilz Buscli, p. 327, le roi fit « une scène terrible à Hindersin. « Voir Siège de Paris. Clidlillon, Clievitly, La Malmaison, p. 267.
2. Note du roi déjà cilée. Le roi demande une réponse pour le i"' décembre au plus tard.
a. MoUkes Korrespondenz, w° 464, 30 novembre.
elle. Mais ils reconnaissent la nécessité de battre le mont Avron. Dès le 4 décembre, l'armée de la Meuse est avisée de construire des batteries à l'est de Noisy-le-Grand et sur le plateau de Montfermeil ; 76 canons de 12 et de 24, au besoin 60 mortiers de 7 et de 25 livres, seront mis à sa disposition. Par contre, l'état-major du roi abandonne le projet d'attaque secondaire contre le front nord-ouest \ Puis (6 décembre), le roi donne l'ordre de consacrer aux transports du parc de siège un attelage sur trois des colonnes de munitions de la IIP armée. Le miiiistre de la guerre est invité à mobiliser un parc de 900 à 1,000 voitures à 4 chevaux. Enlin, les commandants des I" et II* armées doivent fournir chacun 1,000 chevaux de trait, autant que possible avec un nombre proportionnel de véhicules à 4 roues'.
Le 9 décembre, l'attaque du nord est de nouveau enjeu, car le roi n"a j as voulu y renoncer. Moltke annonce au prince royal de Saxe l'arrivée prochaine de 26 pièces de gros calibre venant de La Fère, de Soissons et de Toul\ Quarante autres vont être rendues à Lagny ; dix les suivront à bref délai *, On disposera ainsi , pour attaquer le front nord-est de Paris, d'un total de 76 pièces et de 11 compagnies de forteresse.
L'exécution de ces mesures ne va pas sans des difficultés. Moltke semble demeurer ho>tile à une attaque régulière, parce qu'il considère le blocus comme un moyen plus sûr et moins coûteux. 11 ne cache pas au roi sa façon de voir. Le ministre de la guerre lui reproche ( 1 1 décembre) « cette