DISCUSSIONS AU CONSEIL
liéunion des maires le 29 décembre. — Conseil du 30. — Conseil de guerre du 31. — Avis de Ducrot, Vinoy, Bellemare, Schmitz, La Roncière, Tripier, Frébault, Le Flô. — Interprétation de Jules Favre.
Telle est la situation de Trochu vis-à-vis de la population. Il a non moins perdu la confiance de ses collèg-ues : « Il le sent par instants, il est prêt à remettre le commandement. . . puis il se ravise presque aussitôt : il s'y attache obstinément. . . et se renferme dans une sorte de fatalisme, de stoïcisme religieux. . . flottant, irrésolu, perplexe. . . Un jour, il déclare que, laissant l'opinion de côté, il faut faire des actions partielles, isolées... pour lasser l'ennemi; un autre jour, il parle d'une tentative grandiose, à la fois militaire et religieuse '. . . »
Quant aux autres membres du gouvernement, ils partagent son irrésolution, pour de tout autres motifs. Ils savent que la presque unanimité des assiégés lui est hostile; que la direction imprimée à la défense amènera une catastrophe dans un temps donné. Mais ils hésitent à le remplacer, parce qu'aucun autre officier général ne leur inspire confiance, surtout au point de vue politique. Faute de mieux, ils se résignent à laisser les choses aller leur cours ; mais avec quelles incertitudes ! Ces autres Girondins, «incapables d'agir, ne sachant que parler- », voient s'approcher tous les jours « l'horrible catastrophe » et se résignent « en gémissant^ », habitués qu'ils sont à prendre la remorque des événements, bien loin de chercher à les conduire.
Le 27 décembre, dans la journée, alors que commence le