‹ Siège de ParisChapitre 152 sur 326 · Jules Favre, tome II, p · texte numérisé non relu

Jules Favre, tome II, p

i. Dépèche à M. de Chaudordy, J. Favre, tome III, p. 301.

5. « Le représentant de la Prusse avait l'ordre de s'opposer à notre admission, à notre protestation ensuite, el de se retirer si ses collègues passaient outre. » (J. Favre, tome II, p. 3io.^

conseil à sa mercuriale : «... Je me permets de demander s'il serait à conseiller que Votre Excellence quittât maintenant Paris et le poste de membre du gouvernement à Paris, pour prendre part en personne à une conférence sur la mer Koire, à un moment où, à Paris, il y a des intérêts enjeu qui sont plus graves pour la France et l'Allemagne que l'article XI du traité de 1856. » Il terminait en lui reprochant d'avoir eu la pensée d'abandonner les agents diplomatiques et les sujets des Etats neutres, à lui confiés en sa qualité do ministre des affaires étrangères « du gouvernement de tait ' » . Cette impertinente communication mettait fin au débat. Il n'avait plus, d'ailleurs, qu'un intérêt théorique. Les jours de Paris étaient comptés ; moins de huit jours après, Jules Favre allait prendre, en suppliant, le chemin de Versailles. M. de Bismarck était arrivé à ses fins, surtout par notre faute. Il nous avait empêchés d'aller à Londres, en paraissant céder aux instances des neutres. 11 s'était joué effrontément d'eux comme de nous.

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