MiAlkes Kurrespondrm, u" 57G
4. ilnllkex Korresjjondenz, n» 578: 1 Sa Majesté le Roi a daigné prescrire au rapport d'aujourd'liui que le bomliardement de la ville de Paris, elle aussi, commencerait aussi!ôi que le permellraicnt les circonstances du combat d'ar- (illerie contre les fortifications du front sud... »
LE BOMBARDEMEXT. 203
Le matin du 4 janvier, 98 pièces sont prêtes à ouvrir le feu contre le front sud'. 3Iais un épais brouillard voile tout Paris, en sorte que l'attaque doit être retardée. Le 5, Tatmosphère est plus transparente. Vers huit heures et demie du matin, au cri de «Vive Sa Majesté le Koi », la batterie n" 8 tire le premier coup, qui sert de signal à tout le groupe central, très dominant. Nos pièces répondent aussitôt et mettent d'abord l'assaillant dans une situation difficile. Mais, de 10^45 à midi, le reste des batteries allemandes entre en jeu et rétablit l'équilibre'. Bientôt même le commandement et la supériorité d'armement donnent l'avantage à l'ennemi. Kous sommes chassés de Billancourt par les batteries n°* 1 et 2, les canonnières qui se montraient vers le Point-du-Jour se retirent de même. Vers 1 heure et demie, l'enceinte de Paris intervient, non sans effet, mais le fort d'Issy, qui est le plus éprouvé, cesse de tirer à 2 heures. Vanves, où des travaux indispensables ont été négligés ^ et les batteries intermédiaires ne répondent plus que par intervalles, avec quelques pièces. Quant à Montrouge, il continue vaillamment la lutte. « Ce fort est un véritable modèle d'ordre, de discipline, où tout est ordonné, réglé, comme à bord d'un navire. Le jour, on rend coup pour coup à l'ennemi 5 la nuit on répare les avaries*. »
Les batteries de l'attaque latérale, soutenues par toutes les pièces lourdes du VP corps, interviennent avec tant d'effet contre les ouvrages de Villejuif, qu'ils ne peuvent diriger un seul projectile sur les batteries de Bagneux. Le IP corps bavarois, appuyé par leur feu et par celui de quelques pièces
1. 40 pièces de 12'=, 52 de 15'=, et 6 mortiers de il"=; 28 pièces tirent sur le fort d'Issy, 2S sur Vanves, lO sur l'intervalle des deux forts et 18 sur Montrouge (Étal-major prussien, tome IV, p. 1143). La répartition indiquée par Ducrot, tome IV, p. 9, n'est pas conforme à celle-ci. De même, pour celle qui tigurc à l'ouvrage de Vinoy, p. 372 et suiv.
2. État-major prussien, tome IV, p. 1143 ; L. Schneider, l'Empereur Guillaume, traduction Ch. Rabany, tome III, p. 165; Ducrot, tome IV, p. 9. — Nous donnons les heures de la version allemande qui paraissent, seules, avoir quelque précision.
3. Francis Garnier, le Siège de Paris, Journal d'un officier de marine, p. 125.