‹ Siège de ParisChapitre 161 sur 326 · Vinoy, p · texte numérisé non relu

Vinoy, p

du pavillon de Breteuil , dans le parc de Saint-Cloud. Elle doit combattre les bastions 65 à 67 et deux batteries construites sur le bord de la Seine, près du Point-du-Jour. En outre, le Mont-Valérien emploie contre elle le tir indirect. C'est seulement avec les etforts les plus extrêmes qu'elle parvient à continuer le combat. D'autres souffrent beaucoup, elles aussi : les n"' 19, 21, 17, 23. Deux magasins à poudre font explosion'.

Nos forts sont atteints bien davantage. D'ordinaire, c'est Vanves, que défend la marine, qui ouvre le feu. Puis il laisse la parole à Montrouge et à l'enceinte. Il perd un assez grand nombre d'hommes ; ses casernes sont entièrement démolies, ses casemates percées à jour'. Issy est encore plus éprouvé. Son magasin à poudre, très menacé, doit être évacué dans les nuits du 16 au 18 janvier, non sans les plus grands dangers^. Quant à Montrouge, il tire encore le 15 janvier 476 obus et 29 bombes, le 16, 530 obus et 86 bumbe.s. Le général Trochu vient apporter ses félicitations au commandant Amet et à ses braves marins. Mais aucun des abris du fort n'offre une protection certaine et l'une des faces d'un bastion de gorge porte une brèche praticable ; il faudra deux nuits pour la réparer^.

Cette lutte acharnée n'empêche pas les Allemands de continuer le bombardement de Paris. En prenant des dispositions spéciales, ils obtiennent des portées qui dépassent 8,000 mètres. Leurs obus de 15" atteignent jusqu'aux ponts Saint- Michel et Kotre-Dame, à l'île Saint-Louis, au Jardin des

1. État-major prussien, tome IV, p, ii48; Vinoy, p. 374. — Le grand parc de Villacoublay renfermait encore, au mois de mai, vingt-trois pièces de rebut, sans doute détériorées pendant le bombardement (Vinoy, p. 3TGi.

2. Vinoy, p. 383; 12 tués et 58 blessés jusqu'au 19 janvier (La Roncière, p. .■549). Le capitaine de vaisseau Kirel est mortellement blessé, ainsi que le lieutenant de vaisseau Saisset, fils de l'amiral.

3. Vinoy, p. 385. — Les batteries extérieures du fort de Vanves « marclieul admirablement et ne souHrent que très peu ». (Dépêche du commandant du fort à Vinoy, 13 janvier, Vinoy, p. 513.)

4. Ducrot, tome IV, p. 23 et 24; Vinoy, p. 382; État-major prussien, tome IV, p. 1148. — A Montrouge, 3 pièces de 24, 2 pièces de 12 tirent sur Chàlillon; 3 pièces de 30, i de 24, 2 de 12, sur Fontenay ; 2 pièces de 30, l de 24, 3 de 12 de place, l de 12 de siège, surL'Hay (Ducrot, tome IV, p. 23j.

Plantes. Chaque jour, 300 à 400 projectiles tombent ainsi dans Paris, mais ils se répartissent sur les quartiers de la rive gauche, qui mesurent près d'un mille carré, 5,625 hectares'. Les résultats sont très faibles, toute proportion gardée. Nous allons dire quelle est leur action sur la défense.

1. État-major prussien, tome IV, p. ii49. — D'après Vinoy, p. 379, la limite extrême des obus allemands aurait été déterminée par une ligne partant de la Muette, allant sur le Trocadéro, le cimetière de l'assy, le pont d'iéna, l'esplanade des Invalides, l'église Saint-Sulpice, le jardin des Plantes, les fortilications en arrière d'Ivry. Ces limites furent certainement dépassées.

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