CHAPITRE XXIX
LES DÉFENSEURS DE PARIS EN JANVIElt
Démoralisation des troupes. — Les généraux. — Ducrot. — Bruits de trahison. La garde nationale. — Les corps francs.
A l'égard du décoiiragemeut, de « l'écœurement » de rarmée vers la fiu du siège, presque tous les témoignages concordent. « Les effectifs fondent à vue d'oeil \ » Au 1" janvier, l'infanterie de ligne compte 23,938 absents sur un total de 100,705 hommes; celle de la garde mobile 23,565 sur 111,999 hommes". C'est dire qu'un homme sur cinq est aux ambulances, en désertion, ou dan.? une position analogue. Xon seulement le soldat, le mobile obscur sont lassés par l'inaction, le mal du pays, la souffrance incessante des bivouacs et des nuits de garde ; les officiers supérieurs, les généraux ne sont pas les moins découragés. « M. le général Trochu dépeint les embarras de la situation, en présence d'officiers supérieurs peu convaincus de l'efficacité des efforts accomplis^. » Ducrot lui-même, ce vigoureux soldat, déçu dans son orgueil par l'inutile sortie de Champigny, désapprouvant la