‹ Siège de ParisChapitre 170 sur 326 · Colonel de Ponchalon, p. 2lo. Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Colonel de Ponchalon, p. 2lo. Voir plus haut, p

2. Enquête, rapport de M. de La Porte, chiffres reproduits par le ifonileur de l'armée, 1884, n» 7.

3. Procès-verbaux cités, 7 janvier, Ducrot, tome III, p. 280; Lettre du gouverneur à Ducrot, 7 janvier 1871 (Ducrot, tome IV, p. 33, el Trochu, Œuvres posthumes, tome l", p. 522 1. Voir plus liant, p. 13, 31, 112.

prolongation de la défense, imagine de « dégager sa responbilité », en demandant à rentrer dans le rang comme simple combattant*. Cette démarche inconsidérée trouve auprès du gouverneur l'accueil que Ton devine. Trocliu tente de faire comprendre au général que, dans la situation où est le pays, « sa résolution ne serait pas comprise et ne pourrait être justifiée ». Elle « mettrait le comble au désarroi des troupes, qui reste cependant au-dessous du désarroi de leurs chefs. . . 11 ne faut pas te dissimuler que tes convictions ont fortement pénétré ton entourage et les officiers généraux. Sans doute ils les avaient d'eux-mêmes, et les événements les leur avaient suggérées; mais elles sont devenues pour eux un article de foi, qui va ravageant les esprits du haut en bas de la hiérarchie. C'est là un des plus douloureux empêchements de la situation^. . . »

« Très touché de cette lettre » ,'Ducrot se rend aussitôt près du gouverneur. Une dernière fois il s'efforce de lui faire jmrtager sa conviction sur la nécessité de traiter au plus tôt. Ne pouvant y réussir, il insiste vivement afin de faire accepter sa démission. Tous ses efforts sont inutiles et il cède aux instances du général Trochu. Mais il est convenu que, désormais, il s'abstiendra de prendre part à la discussion des projets d'oi)ération, « à la préparation et à la haute direction des affaires militaires ». Il reste commandant en chef de la 2" armée, mais il n'en a plus l'initiative, ni la responsabilité ^

Si telles sont les dispositions des généraux les plus énergiques, quelles peuvent être celles des officiers inférieurp, des soldats? Sur nombre de points, une sorte de trêve s'établit entre nos avant-postes et ceux de l'ennemi. Le 8 janvier, deux officiers, cinq mobiles des Côtes-du-Nord, un officier de <îorps franc entament avec les Allemands, au pont d'Argen-

1. Ducrol, lome IV, p. 33; Trochu, Œuvres posthumes, tome I", p. 522.

2. Leitre do Trochu à Ducrot, 7 janvier, — Le gouverneur conliDue ainsi : « Hier au soir, a la conférence du règlement des détails de l'opération avec Vinoy, Maussion a déclaré que «es troupes ne marcheraient pas. » Ce détail «st contredit par une lettre du général de Maussion, eu date du 16 avril 1877 {Ducrot, tome IV, p. 4io).

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