L. Larchey, p
3. Suivent 14,0 signatures environ, dont quelques-unes fort connues: Cliauvière, Ferré, Henry, .\lphonse Humbert, Lucipia, Sapia, Tridon, Urbain, Vaillant, Jules Vallès; al de ces délégués furent cités devant le conseil de guerre (22 janvier) pour e.\citalion à la guerre civile, et acquittés (L. Larchey, p. 230; Ducrot, tome lY, p. 30).
à des poursuites; aussitôt les délégués de dénoncer, dans le Combat, « cet attentat contre la liberté de la presse ». Ils annoncent hautement l'intention de recourir au « droit de légitime défense ^ » .
Sous ces attaques furieuses, le gouvernement perd chaque jour de son autorité, déjà si restreinte. Les maires tendent à créer un pouvoir nouveau, à ses côtés. Les adjoints prennent maintenant part à leurs réunions hebdomadaires, sous la présidence de Jules Favre. La majorité semble acquise à une mesure violente *. Vis-à-vis d'eux, on louvoie, on cherche à éviter une rupture. Jules Favre admet la légitimité et même l'utilité de leur intervention. Le général Trochu y voit « un dangereux mouvement, précurseur de la Commune^». Le 5 janvier, Delescluze, maire du XIX' arrondissement et rédacteur en chef du Réveil, essaie de faire mettre en délibération une adresse concluant à la destitution du gouverneur et à l'adjonction au gouvernement des municipalités parisiennes. La discussion est très vive. Néanmoins Jules Favre l'emporte et, le lendemain, Delescluze donne sa démission avec ses trois adjoints, jVOI. ]\liot, Oudet et Quentin*. On les remplace par une commission municipale (9 janvier) sans la moindre difficulté ^ Il suffirait que le gouvernement fît acte d'énergie pour être obéi. Mais il est plus faible, plus indécis, plus divisé que jamais.
Du 2 au 17 janvier, aux séances du conseil, ce sont des discussions interminables au sujet des élections tant de fois ajournées. Devant les difficultés croissantes, plusieurs membres, Jules Favre, Picard, Jules Simon, croient indispensa-
1. Journal du siège, par un bourgeois de Paris,' p. 632 et sniv. ; Ducrot, lome IV, p. 32. — Cette « afllclio rouge » motiva peut-être le décret du 6 janvier, portant réquisition dos asphaltes, bitumes, huiles lourdes et autres matières incendiaires.
2. Jules Favre, tome II, p. 315; Rapport Chaper, sur lus Pruccs-cerbtiux des séanci's du gouvcrnemenl, p. llii.
3. Trocliu, Œuvres poslkumcs, lome l''', p. .518; Jules Favre, tome II, p. :il5; Procés-rcrbiiux cités, 3 janvier, Ducrot, lome III, p. 27.t.
4. Jules Favre, tome II, p. 3CC ; Journal du su (je, par le (Jaulois, p. .i'jj; M. Cornudet, p. 3G5.