Diicrol, tome IV, p. 30; Jules Favre, lomo II, p. 3i
2. Voir, [loui- les clubs, G. de Molinari, p. 2j5 à 246. — Lo 10 janvier, ou en ouvre un nouveau, celui fie la Marseillaise, à La Villette,
3. Signé II. Roclielort, Jules Bastide, V. Schœlclier, Alljorl, Martin Bernard, Charles Fioquet, A. Diéo, Cournet (L. Larchey, p. 222).
hisseurs. Encore un pas, ils sont engloutis sous un déluge d'hommes. . .
« Le bombardement, que prouve-t-il? La nécessité où sont nos ennemis de se hâter pour éviter les désastres qui les menacent. . .
« Oui, le plateau de la balance penche pour nous'. . . »
Le 4, un inconnu fait distribuer dans beaucoup d'endroits une carte imprimée : « L'heure du péril ; uprême. » Elle annonce « le carnage, le viol, le pillage et l'incendie » , engageant chacun à connaître son rôle et à prendre sa place dans le rang au premier signal ^ Dans la nuit du 4 au 5, autre manifestation moins inoffensive. Les prétendus « délégués des 20 arrondissements » font apposer sur les murs de Paris une « affiche rouge », qui contient un appel direct à l'insurrection. Ils dénoncent « la lenteur, l'indécision, l'inertie » du gouvernement «qui s'est chargé de la défense nationale... la direction militaire plus déplorable encore.
« Le gouvernement a donné sa mesure ; il nous tue.
« Le salut de Paris exige une décision rapide.
« ...La Municipalité ou la Commune, de quelque nom qu'on l'appelle, est l'unique salut du peuple, son seul recours contre la mort. . .
« Le Grand Peuple de 89, qui détruit les bastilles et renverse les trônes, attendra-t-il, dans un désespoir inerte, que le froid et la famine aient glacé dans sou cœur, dont l'ennemi compte les battements , la dernière goutte de sang?. . . »
Le programme des délégués est d'une extrême simplicité. Il se résume ainsi : « Réquisitionnement général, rationnement gratuit, attaque en masse'. » Cette fois, la provocation à la ":uerre civile est évidente. Le gouvernement se décide