Siège d : Paris. Le lioitrgel-Cltampigny, p
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même de la position : en prenant comme front d'opération la ligne Saint-Denis-Bondy, nous sommes soutenus en arrière par le plateau de Romainville, hérissé de forts et de batteries. A gauche, nous avons comme point d'appui la place de Saint- Denis et, sur notre droite, nous pouvons tirer grand parti du plateau d'Avron'. »
Ce nouveau projet reçoit aussitôt l'agrément du général Trocliu : « Pourquoi ne pas tenter la fortune d'un choc en ligne avec l'armée allemande sur le seul terrain plan, très étendu, découvert, qui fût dans la banlieue de Paris, à portée de nos forts dont nous gardions la garantie contre un désastre, la plaine de Saint-Denis?
« Là nous pourrions former de vraies lignes de bataille et les présenter à l'ennemi, qui, attiré par cet appât et fort du sentiment de la supériorité de ses soldats, nous opposerait sans doute les siennes. Cette lutte d'armée contre armée aurait un autre caractère que les précédentes, marquées à peu près exclusivement par des successions d'assauts meurtriers' contre des troupes presque invisibles, postées derrière des obstacles ■. »
On ne saurait dire combien cette conception est fausse, enfantine, combien elle est éloignée du système de guerre des Allemands. Le gouverneur s'imagine bonnement que la seule vue de nos lignes , correctement déployées dans la plaine Saint-Denis, décidera l'ennemi à un déploiement parallèle, à une sorte de combat en champ clos, de duel à la ffiçon d'Homère. C'est mal connaître nos adversaires.
Quant auprojet de Ducrot en lui-même, il n'a rien d'inadmissible. Seulement on doit se demander pourquoi tous les motifs développés à l'appui n'ont pas conduit à l'adopter plus
1. Ducrot, tome III, p. 105 et suiv. — Bisn que le général n'en dise rien, il est à croire que la dépêche suivante, reçue par le gouverneur pendant la bataille du 2 décembre, contribue à cette tésolution : « Mes troupes sont prêtes à marcher; j'ai avec moi de l'artillerie et de la cavalerie. Je suivrai les instructions. Pas de Prussiens entre Amiens, Beauvais, Chantilly et Gisors.