Trochu, Œuvres poslltiimes, tome l", p. 480 et suiv
tôt*. N'est-il pas à craindre que nos troupes, atteintes dans leur moral par les inutiles sacrifices de Champigny, apportent sur un autre champ de bataille moins encore de solidité et d'aptitudes manœuvrières*^?
Quoi qu'il en soit, il faut réorganiser bataillons et batteries, les ravitailler en munitions et en vivres. Ducrot ne demande que quarante-huit heures, à la condition que pleins pouvoirs lui soient donnés. Surtout il insiste pour que les promotions dans la garde mobile soient faites par l'autorité militaire, et non, comme jusqu'alors, à l'élection. Il a gain de cause, en partiel
La nuit même du 3 au 4 décembre, commandants de corps d'armée et chefs de service sont convoqués au quartier général pour le lendemain matin à dix heures. Le général Frébault prend toutes les mesures voulues pour réorganiser son artillerie. La brigade La Mariouse, restée à la garde des ponts de Joinville, est relevée par six bataillons aux ordres du capitaine de frégate d'André *.
Le 4 décembre a lieu la réunion annoncée. Seuls, Blanchard et son état-major y manquent. L'officier envoyé pendant la nuit pour lui porter sa convocation « n'a pu trouver le général commandant le P' corps d'armée, qui est rentré dans Paris ». Que dire d'un pareil oubli du devoir, oubli qui restera impuni ? Quel exemple pour l'armée !
Avec sa fougue habituelle, Ducrot expose les nécessités de la situation. « Suivant toutes les probabilités, l'armée de la Loire est en marche dans la direction de Fontainebleau; pour favoriser S3S efforts, il est urgent de reprendre la lutte dans le plus court délai. Il faut donc, tant bien que mal, réorganiser les corps, fondre au besoin les divisions dans les divi-