‹ Siège de ParisChapitre 2 sur 326 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

études aujourd'hui terminées. D'ailleurs, les idées se sont sensiblement modifiées en France, à mesure que l'on connaissait mieux les faits et l'impression qu'ils produisirent sur l'ennemi. Feu à peu, Ton a vu s'accomplir la prophétie de Chanzy en 187*2 : «L'Histoire rendra justice à ce grand effort ; (y'a été la gloire de la France. » L'un de nos premiers écrivains militaires, M. le général Maillard, le montrait à une date plus récente, c( en continuant lîi guerre, la France a donné... une preuve de vitalité, et, si elle a disposé jusqu'ici (1891) de vingt années de tranquillité pour reconstituer ses forces militaires, elle le doit à cette crainte respectueuse, née de la seconde partie de la guerre, qu'elle a inspirée au vainqueur. La conclusion de la paix, après Sedan, eût été une faiblesse dont la France ne se fût peut-être jamais relevée; la continuation de la guerre a été un acte de vigueur dont les eflfets bienfaisants sont incalculables ; on n'attaque pas un peuple si difficile à vaincre ' ! » Combien ces appréciations diffèrent de tant d'autres, en particulier de celles des rapporteurs de l'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale ! Four si peu que nous ayons contribué à ce revirement, nous nous en déclarons satisfait : notre travail n'aura pas été inutile.

L'une de nos précédentes introductions, celle de la première partie du Siège de Paris , Châtillon, Chevilly, La Malmaison, indiquait de combien nous sommes redevable vis-à-vis de ceux qui ont avant nous étudié ce grand siège, notamment le général Ducrot et M. Alfred

1. Général Maillard, Les Éléments de la guerre, lome I'^, p. 186.

Page 1