Ducrot, tome IV, p. m, écrit à tort le 2» bataillon
BUZEXVAL. 269
tions de la garde liationale (105'' bataillon) atteignent assez facilement le mur du parc, le dépassent, mais ne peuvent déboucher d'un bois de sapin situé en face de la maison Craon, vers le nord. Ainsi la brigade Colonieu est arrêtée dans son offensive. Elle se relie à gau.clie, par le 82" bataillon de la garde nationale, à la brigade Fournès, placée ellemême sur la croupe 155; à droite, le 109" de ligne la couvre vers le mur de Longboyau. Les 1" et 2^ bataillons du 4" zouaves sont restés quelque temps en pointe à la lisière nord-est de Garches. Mais, vers 9 heures, Bellemare craint qu'ils n'y soient enveloppés et leur prescrit la retraite. Elle s'opère par échelons, non sans que les Prussiens, prenant l'offensive vers la maison du Curé, refoulent vivement le 11'' régiment de Paris. Il faut faire avancer les réserves. Le lieutenant-colonel de Courcy, avec le 4" bataillon de Seineet-Marne, reprend l'offensive et se porte jusqu'au cimetière. L'ennemi rentre dans Garches, où il est contenu désormais ^
Devant la Bergerie, le combat traîne en longueur. Le lieutenant-colonel Allard, ne pouvant tourner cet enclos par le plateau, demande au capitaine du génie Coville de faire brèche à la ferme elle-même. S'il est possible, nous la prendrons d'assaut.
« Coville a encore de la dynamite, mais plus d'amorces. » Néanmoins il veut tenter l'opération. Suivi du sous-lieutenant Azibert et du sergent-major Lepage, il se dirige sur la ferme, en se défilant le long du mur nord, dans un fossé bordé de broussailles. Il arrive sans être aperçu et place cet explosif contre la muraille. Vainement le sergent-major fait feu à deux reprises, presque à bout portant, sur le sac qui le contient; M. Azibert décharge son revolver. Il n'y a pas d'explosion: la dynamite est gelée''.
[Mais les Allemands, attirés par les coups de feu, sortent
1. I\'oles personnelles du général de Bellemare, citées par M. A. Duquel, p. 167; Ducrot, tome IV, p. ii2. L'Élal-majo?' prussien, lome IV, p. 1159, éciit que nous fumes rejelés de Guiches par une compagnie du 5^ chasseurs, moins de deux compagnies des 58^ et 59*, ensuite renforcées d'une compagnie du 59'.