LA RETRAITE
i>ésorUri3 général. — La retraite ordonnée. — La dcban'.lade. — Tletraite de Ducrot. Le combat dans Salut-Cloud. — Piise de Lareiuty par les Prussiens.
La nuit est tombée. Nous tenons encore une grande partie du champ de bataille , « mais la plus indicible confusion règne à la gauche et au centre. . . Toutes les troupes sont mêlées. Gardes nationaux, mobiles, soldats de la ligne, dans un désordre inextricable, se trouvent à quelques pas des Prussiens. . . Les deux lignes sont si rapprochées, qu'un de nos officiers est enlevé presque au milieu de son bataillon ' » .
Le général Trochu s'est vainement prodigué en conduisant trois fois à l'ennemi de nouvelles troupes. Il juge qu'il n'y a plus rien à leur demander, après une journée de combat et une nuit sans sommeil. Des gardes nationaux, beaucoup se sont héroïquement comportés, comme le marquis de Coriolis, qui s'est fait tuer, le sac au dos, malgré ses soixantedix ans, comme le peintre de la Salomé et à' Une Exécution à Grenade, Henri Regnault. D'autres « ahuris » , par l'imprévu de la situation, sont une gêne plutôt qu'une force. Les chefs de corps, consultés, ne cachent pas leurs craintes. Ils redoutent la nuit, et le général Trochu pense comme eux.
Il donne l'ordre (5'' 45) d'abandonner nos positions de g;auche. La brigade Noël couvrira le mouvemenf. Mais, à peine les premières dispositions prises, «la débâcle commence » autour de La Fouilleuse, dans la nuit noire. « Sur