Trochu, Œuvres posthumes, tome I'"', p
3. Vinoy, p. 413; Ducrot, tome IV, p. 138. I>e 2'' bataillon du 123* est dans le parc de Béarn; le i"', à la redoute; le 3«, en réserve à l'est. Le i^' bataillon du 124'-, à la villa Armengaud; les 2» et 3", derrière la créle de la maison du Curé, en soutien. Ces deux derniers relèvent bientôt les zouaves et les mobiles do Seine-et-Marue, la droite à la maison du Curé. La brigade Fournès renforce la brigade Colonieu sur la croupe 155.
mann, Pozzo di Borgo et les autres bâtiments au sud de la redoute*.
Jusqu'alors, les tentatives de l'ennemi ont été infructueuses. Mais, à notre extrême droite, la résistan?e faiblit. A la nuit tombante, le général von Sclimidt, après avoir préparé son attaque au moyen des batteries de Saint-Michel, porte deux compagnies du 37^ sur La Malmaison. Par suite d'un faux mouvement, le 116^ a évacué le parc de Bois- Préau pour appuver vers la maison Crochard". Il y reste seulement deux bataillons du 53* régiment de Paris, les 90* et 160% le 90* en première ligne. Lorsque l'ennemi, débouchant de La Malmaison, ouvre le feu, ce bataillon « s'enfuit à toutes jambes ». Du Monte-Maria, Susbielle accourt, cherchant à arrêter ces gardes nationaux. « Nous sommes trahis, s'écrient-ils, la ligne tù-e sur nous. ., » Un d'eux, brandissant son fusil. . . : « Xon! général ! ce n'est pas aujourdliui que nous risquerons de nous faire tuer. . . , bientôt une occasion meilleure se présentera'! » Et toute cette masse, entraînant avec elle le 160* bataillon, reflue dans Rueil.
Susbielle envoie aussitôt le 115* de ligne pour les remplacer. Les volontaires de ^Montrouge, qui font partie du 90*, honteux de sa lâcheté, se sont déjà reportés en ligne et se maintiennent jusqu'à la tombée de la nuit*. Mais notre attitude ne fait aucunement prévoir la reprise de l'attaque, et les réserves de la 10* division regagnent La Celle -Saint- Cloud ou leurs cantonnements.
De même dans le parc de Buzenval. On combat sur place, avec si peu d'entrain, qu'à plusieurs reprises généraux et officiers ont à faire tous leurs efforts pour empêcher certaines
1. Élat-major prussien, tome IV, p. 1167; Ducrol, lome IV, p. 139.
2. 11 remplace le 42*-' entré dans le parc de Buzenval en allendant l'arrivée de la brigade Lespiau restée en réserve à Rueil (Ducrot, tome IV, p. 140 1. L'Élal-majof prussien porte (tome IV, p. ii65j que les gardes nationaux furent cliassés de La Malmaison.
3. Ducrot, tome IV, p. 140 ; Récit de M. Jezierski, L. Larchey, p. 259; D^ Sarazin, p. 359.
4. Ducrot, tome IV, p. 141 ; Rapport du 21 janvier 1871, ibidem, p. 421. — Le récit de ÏÉtal-major prussien indique que notre extrême gauche fit preuve de beaucoup moins d'activité que ne le porte Ducrot.
fractions d'abandonner la position. On est contraint de les relever au moyeu de la majeure partie de la division Farou et de six bataillons de mobiles appartenant à la colonne du centre \
Vers 5 heures, les Allemands reprennent l'offensive vers Garches. Les fractions sous les ordres du colonel von Kothen sont renforcées d'autres troupes, dont les unes se portent sur le front, les autres sur le flanc gauche à la Bergerie". Au moment où elles entrent en ligne, les tirailleurs allemands ont épuisé leurs munitions et résistent avec peine à notre pression. Cette intervention modifie promptement l'état des choses; une nouvelle attaque est dirigée sur nos positions, entre la Bergerie et la maison du Curé. Nous cédons sur tous les points, surtout ù gauche. Un régiment de Paris, le 11', jusqu'alors en réserve, est porté en avant. « Mais à peine arrivés sur la crête, les gardes nationaux, terriliés par le sifflement des balles, s'arrêtent, se couchent et sans ordre. . . tirent dans toutes les directions. . . tuant ou blessant les zouaves et les mobiles qui sont devant eux. . . On a toutes les peines du monde à faire cesser le feu. . . ^ ».
Malgré l'arrivée de la brigade Hanrion , que Bellemare envoie pour renforcer Fournès et Colonieu, nous sommes refoulés jusqu'auprès de La Fouilleuse. Toutefois, nous gardons nos positions dans le parc de Buzenval, et une fraction ennemie, sortie de la Bergerie, tente vainement de nous en
1. Avis en est donnô à 3''45 à Ducrot par le gouverneur (Ducrot, tome IV, p. 141). Les lO'" et li« bataillons de mobiles de la Seine sont dans le chemin creux qui traverse la partie sud du parc; les i*"', •^'', 3*, 4'- bataillons sont eu arrière, à l'entrée du parc. Le régiment du Loiret se relire en deuxième ligne, prés du château, et un bataillon de la Soine-Inférieuie, d'aboid en soutien de l'artillerie, s'établit dans le chemin creux avec les lo" et u^ de la Seine.
2. 1 bataillon du 47'= va du haras à la Bergerie; i compagnie du 47« el 3 du V" renforcent la ligne (Élntmajor prussien, tome IV, p. iiGfi).
3. Ducrot, tome IV, p. it3. Le général Trucliu {Œiiures posthumes, tome I"', p. 53i) dépeint cet épisode sous des couleurs tout autres. D'après lui, le lieutenant de Langle de Cary (et non Delanglo, comme écrit Ducrot) aurait été blessé lors du retour olTensif des mobiles vendéens et par une balle allemande. Le général ne mentionne pas le désarroi du 1 1*' régiment de Paris. — M. d'Héri.=son fait de cet épisode ip. 3i6) un récit qui s'écarte des deux autres, tout en attribuant la blessure de M. de Langle à un projectile français.
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déloger par surprise. Un feu à bout portant la rejette en désordre '.
Vers Montretout, les Allemands rencontrent plus de résistance. La brigade Pistouley, qui s'est portée jusqu'à la Briqueterie, appuie notre première ligne. Deux compagnies prussiennes, sorties du parc de Saint -Cloud par la porte Jaune, sont en partie refoulées. Cinq autres, qui attaquent la redoute de Montretout, tentent de la tourner par le sud, et, en même temps, de l'aborder de front. Elles échouent entièrement devant la résistance qu'elles ont à vaincre dans Saint- Cloud-, mais le commandant du Y" corps, général von Kirelibacli, considère la possession de ]\lontretout comme indispensable. Il prescrit que, dans tous les cas, ce point sera enlevé avant la matinée suivante. Par suite, un nouveau régiment, le 46*, prend les armes entre 6 et 7 heures, et vient renforcer la 9* division.
1. Ducrot, lome IV, p. 144, L'État- major prussien ne menlionne pas cet incideat.