A. Ballue, p
2. Ducrol, tome IV, p. 146; Vinoy, p. 4i6 ; Yiollel-le-Due, p. 48; A. Ballue, p. 131 ; Amb. Rendu, p. 213; d'Hérisson, p. 316.
3. a Vu l'extrême désordre des troupes, je suis obligé d'ordonner la retraite. »
Ducrot répond : « Je ne sais de quel désordre vous voulez parler. Nous occupons toutes les positions conquises dans la journée et nos troupes sont dansun ordre parfait. Nous tiendrons aussi longtemps que vous le voudrez. «
D'apiès le rapport de Ducrot en date du 21 janvier, sa situation « serait devenue fort critique » au matin du 20.
Le soir du 19, les brigades Colonieu et Valentin sont dans le parc de Buzenval, face à la Bergerie et au haras; la division Berlhaul, face au mur de Longboyau et au parc de Bois-Préau.
Les 136®, 110® de ligne, francs-tireurs de la division Bellemare et le 109® iiataillon de la garde nationale ont leurs grand'gardes dans la partie haute du parc de Buzenval ; les francs-tireurs de la division Berthaut, le 119® de ligne, deux bataillons de la Seine-Inférieure, les mobiles de la Seine ont les leursdevant le mur de Longboyau.
Le reste est dans le parc ou près du château. La division Susbieilo se tient de Bois-Préau à la gare de Rueil (Ducrot, tome IV, p. 148 .
éviter un croisement de colonne*. Pourquoi n'avoir pas pris la même initiative la nuit précédente !
Un rideau de tirailleurs demeure face à l'ennemi ; on affecte à chaque fraction des guides pris parmi les éclaireurs du capitaine de La Rochethulou, qui connaissent très bien le terrain. Puis la retraite commence « dans le plus grand ordre » , pour la division Susbielle vers 10 heures du soir, pour celles des généraux Berthaut et Faron, à minuit. En arrière des grand'gardes laissées dans le parc de Buzenval, le 42' de ligne et les francs-tireurs de la division Faron, appuyés par deux mitrailleuses, garnissent les tranchées de la maison Brûlée '.
Quant aux brigades Colonieu et Valentin, elles opèrent de même, à l'abri d'un rideau laissé devant la Bergerie (entre 11 heures et minuit). C'est vers 2 heures seulement que les avant-postes sont repliés. Les Allemands n'ont point remarqué cette retraite, bien que toute la position de notre droite soit prise par eux de flanc, presque à revers, et que la nuit soit sereine'. Le matin du 20 janvier, leurs patrouilles annoncent l'évacuation du parc de Buzenval-, jusque vers midi, le brouillard, qui a reparu avec le jour, leur cache la marche de nos longues colonnes sur Paris \
Pendant que notre droite se retire ainsi, sans pertes, l'en-
1. Le gouverneur confirme à i''20 du malin l'ordre de la retraite par le télégramme suivant, adressé à Ducrot et à Beliemare :
I C'est à gauche où je m'étais porté que la retraile a été désordonnée. Noél a déclaré que Montrelonl n'était pas tenable, et l'évacuation des positions s'est faite, après la nuit, dans la confusion. Il y a là encore en ce moment beaucoup d'artillerie et de voilures emliourbées dans les cliemins devenus impraticables.
« Faites votre retraite cette nuit. Je souhailo que les tranchées en avant de la forteresse et celles de la Maison-Brûlée soient tenues demain matin. A gauche, il y a une brigade de Courly qui n'a [las été engagée; je l'ai laissée autour de la Briqueterie, protégeant l'artillerie que j'ai là » (Ducrot, tome IV, p. 148 et 4îi5.)
2. Ducrot, tome IV, p. 150; llisloriques des divisions BerthaiU el Faron, ibidem, p. 428, 432.
3. • A une heure, la lune s'étant levée, la retraite s'acheva dans de meilleures conditions; la gelée reprit, et, au temps brumeux et tiède de la journée succéda aussitôt une nuit claire el froide, » (Vinoy, p. 4i8.)