Élat-major prussien, tome IV, p. ii
nemi assaille les fractions de la gauche « oubliées » dans Montretout et à Saint-Cloud. Aux six compagnies qui y combattent déjà, le général von Sandrart a adjoint quatre bataillons. Vers 8*" 45, trois colonnes commencent une attaque enveloppante. Celles de la gauche et du centre, qui marchent sur la redoute, y trouvent un petit nombre d'hommes auxquels elles font 18 prisonniers. Celle de droite rencontre dans Montretout et à Saint-Cloud une résistance obstinée. Deux compagnies tentent à trois reprises de prendre d'assaut la villa Zimmermann, mais elles subissent inutilement de grosses pertes. De guerre lasse, l'ennemi investit le commandant de Lareinty et son bataillon de mobiles. Ils restent abandonnés de tous dans l'immense désordre de cette nuit'.
A l'intérieur de Saint-Cloud, les Prussiens se sont heurtés contre la colonne Mosneron-Dupin, renforcée du 2^ bataillon du 124^. Elle se replie lentement, en défendant le terrain pied à pied. Nous tenons encore les villas de Béarn et Armengaud, quand, vers 1 heure du matin, un officier de la garde nationale vient à Suresnes, où se trouve Vinoy, rendre compte de la situation. Aussitôt ordre est donné de faire replier ces troupes, ce qui a lieu sans incident*.
Quant au commandant de Lareinty, le général Noël n'a songé à l'avertir de notre retraite qu'à 9^ 35 du soir, lorsqu'il était déjà entouré^. Ou ne prend que des mesures insuffi-
1. Étal-major pr-ussien, tome IV, p. 1168. Colonne de gauche prussienne : 2 compagnies (58« et ô» chasseurs);
Colonne du centre: 2 compagnies du 58", l du A«, l du 83^;
Colonne de droite : 1 bataillon du il», i compagnie du 5« chasseurs, 6 compagnies restent en réserve à TEloile de Chasse et sur la route Vaucressoa- Saint-Cloud.
L'ordre de la retraite fut porté aux fiancs-lireurs des Ternes et au.t gardes nationaux du 11* bataillon, qui occupaient le p;irc Pozzo di Corgo. On oublia le bataillon Lareinty (Ducrot, tome IV, p. 151; Enquête, déposition Vinoy; Rapport Chaper, p. 285).