Procès-verbaux cités, 6 décembre
Paris, le 7 décembre 1870.
« Mon général,
« Votre Excellence a pensé qu'il pourrait être utile de m'informer que l'armée de la Loire a été défaite près d'Orléans et que cette ville est réoccupée par les troupes allemandes.
« J'ai l'honneur de vous accuser réception de cette communication que je ne crois pas devoir faire vérifier par les moyens que Votre Excellence m'indique.
« Agréez, mon général, l'expression de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être
« Votre très humble et très obéissant serviteur,
« Le Gouverneur de Paris,
« Général Trochu'. »
Le commentaire suivant accompagne ces lettres : « Cette nouvelle qui nous vient par l'ennemi, en la supposant exacte, ne nous ôte pas le droit de compter sur le grand mouvement de la France, accourant à notre secours. Elle ne change rien à nos résolutions, ni à nos devoirs.
« Un seul mot les résume : Combattre. Vive la France ! . . . Vive la République ! »
1. Trochu, Œuvres posthumes, tome P'', p. 470. — D'après Ducrot, tome III, p. I2i>, cette lettre devrait être datée du G décembre. Elle commencerait par ces mots : « Mon cher général » , que les circouslances rendent tout à fait invraisemblables. Le teste de Jules Favre, tome II, p. 170, concorde avec celui du général Trochu, sauf la date qui est du c; ni lun, ni lautre ne sont précédés des mots « Mon général » , mais ce peut èlre par omission.