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Ducrot, tome IV, p. 252, écrit «l'as

2. Le fort de La Briche a pour garnison 190 artilleurs de marine, 44 soldats du génie, 190 fusiliers-marins, 3 compagnies du 1286; total, 901 hommes; lieutenant-colonel Tafanel.

La Double-Couronne : is^^ de ligne, des arlilleurs de marine et des canonniers marins ; commandant Zeler.

Pour le fort de l'Est, colonel Sentupéry, et celui dWubervilliers, colonel Tryou, Ducrot, lome IV, p. 251, ne donne aucun détail.

Le bombardement d'Aubervilliers et des lignes de La Courneuve nous coûte tout au plus une perte de 4 à 5 tuus ou blessés par jour.

Le fort de l'Est reçoit près de 2,000 obus qui blessent 27 hommes, en tuent un, démoulent une pièce et défoncent quelques abris i Ducrot, tome IV, p. 252) ; « Les escarpes sont à peu près intactes, la défense n'est pas compromise à ce point de vue, mais les parapets et les terre-pleins sont labourés, et le service de l'artillerie et du génie rendu très difficile. » (Note du commandant du fort, reproduite par Ducrot, tome IV, p. 253, et datée du 26 janvier.)

3. Ducrot, tome IV, p. 25 J, d'après une note du commandanl; du fort; Étalmnjor prussien, tome IV, p. 1172.

■pièces sont, mises hors de service et une reconnaissance prussienne arrive à 300 mètres de l'escarpe. Il est à peu près réduit au silence dès le 24.

En arrière, Saint-Denis est fort éprouvé. Les incendies sont fréquents, surtout autour de la basilique, qui paraît spécialement visée \ Notre maladroit abandon du terrain en avant des forts permet aux Allemands de construire quatre nouvelles batteries et de commencer une attaque en règle, à laquelle l'empereur et roi a donné son approbation (22 janvier^). Le 26, trois de ces batteries ouvrent le feu à des distances comprises entre 1,200 et 1,800 mètres seulement. Le résultat est si marqué que l'on décide, le même jour, la construction d'une ligne plus avant. Elle est terminée dans la nuit du 21 au 28 janvier, au moment où Pai'is vient de tirer son dernier coup de canon ■\ La fin du bombardement a fort éprouvé Saint-Denis et ses ouvrages avancés. Dans la seule journée du 25, cinq affûts ont été avariés à la Double- Couronne. Celle du 26 est « terrible ». Plusieurs abris sont défoncés, les poudrières menacées. « La glace des fossés 'îst souvent projetée en mitraille sur toute la fortification. » Il y a dix hommes hors de combat ; « le personnel de l'artillerie est réduit à deux titulaires ». Pourtant, le soir, « les défenses proprement dites, notamment les escarpes, ont encore une solidité rassurante*». Mais 15 affûts sont brisés et il faut casser constamment la glace des fossés, par crainte de l'escalade.

A La Briche, le tableau est pire. Le 25, les dommages matériels s'accroissent constamment, malgré l'activité des réparations qui se font de nuit. Les travaux allemands les plus rapprochés sont à 800 mètres ; il n'y a plus que dix piè-

1. Journal du siège, par le Gaulois, p. 458; L. Larchey, p. 270; Ducrot, tome IV, p. 2.'>6; Rapports militaires, Journal du siège, par le Gaulois, p. 443 à 466. — VEtal-inajor prussien assure que l'ordre fut donné de l'épargner dans la mesure du possible, mais les documents français montrent le contraire.

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