Ducrot, tome IV, p
Ducrot, qui défend la mêinj thèse, croit devoir ajouter que € la prise de ce grand faubourg de Paris eût produit un effet moral des 'plus considérables et sans doute amené une prompte reddition*». iSous sommes fort loin de le croire^ d'ailleurs, l'opinion du capitaine prussien Gœtze, que cite le général, va directement contre la sienne". Pour qui connaît les dispositions de la population parisienne pendant le siège , il est évident que la perte de la bataille la plus sanglante, la prise d'un ou plusieurs forts, n'auraient pas fait tomber les armes de ses mains. Elle eût défendu l'enceinte, puis les barricades intérieures et réalisé ainsi la conception d'un immense Saragosse, tant caressée par Trochu. C'est la faim, non les obus des Allemands, qui pouvait leur livrer Paris.