‹ Siège de ParisChapitre 246 sur 326 · Élal-major prussien, ibidem · texte numérisé non relu

Élal-major prussien, ibidem

3. État-major prussien, tome IV, p. 1175 : n"* 25 et 26, chacune avec 8 pièces de 9"=; n» 27 avec 8 pièces de 12"=. D'après Ducrot, tome IV, p. 249, la perte journalière moyenne était :

Pour la g.'irde des tranchées .... 10 hommes.

Au fort d'Issy 7 à 8 —

Au fort de Vanves 7àS —

Au fort de Montrouge 7 à 8 —

Enceinte 5à6 —

Total 26 à 34 hommes.

D'après le colonel Lecomte, tome IV, p. lO, le total des pertes des forts el de l'enceinte se serait élevé à 420 hommes, dont 20 p. loo de tués. Ces chillres paraissent inférieurs à la réalité.

rieur, devant lequel nos défenses étaient le plus faibles. Dans ce secteur, la forme enveloppante des positions allemandes constituait encore un avantage pour l'ennemi. Sérieusement attaqués, nos ouvrages de Saint-Denis devaient fatalement tomber dans un délai assez court, faute de pouvoir être soutenus par l'enceinte de Paris, trop éloignée. Au lieu de prendre cette maiche, les Allemands esquissent une attaque secondaire conti'e nos forts de l'est; puis ils opèrent deux attaques principales, l'une au nord, l'autre au sud. Un moment même, le général von Hindersin en propose une quatrième, vers Bicêtre. Ils se contentent d'abord d'un maigre résultat : l'évacviation d'Avron, qu'ils sont incapables d'occuper derrière nous et qui ne leur serait d'aucune utilité. Ils assurent n'avoir visé dans cette attaque qu'un but purement défensif, et nous le croyons volontiers : il s'agissait de nous empêcher de sortir par la vallée de la Marne, comme nous l'avions risqué le 30 novembre et le 21 décembre. Mais, au moment où ils bombardent Avron, notre capacité offensive est réduite à rien*. En outre, pour arrêter une sortie le long de la Marne, il ne serait pas nécessaire de mettre 76 pièces en batterie sur les hauteurs du Raincy, déjà si favorables à la défense et si bien îrardées. L'effort est au dessus du résultat.

Ainsi la nécessité de l'attaque de l'est n'apparaît pas clairement. On en peut dire autant du dédoublement de l'attaque principale. Il est sûr que la concentration de tout le matériel disponible contre les ouvrages de Saint-Denis ou les forts du sud-ouest aurait permis d'obtenir des résultats plus complets en moins de temps. Le bombardement du nord s'opérait trop loin de la ligne Issy-Montrôuge, il mettait trop de forces en mouvement pour être une simple diversion. Les Allemands ne disposaient pas de telles ressources qu'ils pussent ainsi les disséminer sans danger. Il s'ensuit que leur concentration contre le saillant de Saint-Denis eût été tout à l'avantage de l'attaque ^

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